Olivier Rocabois va loin !

Celui qui se cachait jusqu’ici derrière la formation All If et d’autres groupes par le passé, serait selon lui allé trop loin…  Rien n’est moins sûr car si l’on apprécie une pop savante et joyeuse, on l’accompagne jusqu’à la dernière note de ce foisonnant premier album.

Musique tarabiscotée ?  » Maybe, but never boring !  » La pop anglaise orchestrale, sous-genre des Sixties selon Wikipedia* a marqué l’histoire de la musique pop rock et sa flamme demeure entretenue par des aficionados tels que Olivier Rocabois. Les Grands-Britons ont le pince-sans-rire Neil – Divine Comedy – Hannon. De ce côté-ci de la Manche, nous avons Rocabois, lequel n’est pas le dernier à pratiquer le noble art de l’autodérision sur scène… Personnage majeur de la micro scène sixties-pop-revival française**, il partage avec l’Irlandais un même goût pour une orchestration baroque mais pas toc et une écriture savante, mais nullement précieuse. Il mixe avec brio nostalgie de bon aloi et d’explosions euphorisantes. Un vrai artisan songwriter donc, non exempt de subtils grains de folies à l’image de ses modèles revendiqués (McCartney en premier, mais aussi une trinité en mode B, Beatles/Bowie/Beach Boys).

Artisan revendiqué donc, Olivier Rocabois a attendu de guérir de son « syndrome de l’imposteur » qui l’empêchait d’apparaître au devant de la scène et dès le premier titre « The Sound of the Waves », le moins que l’on puisse écrire, c’est qu’il n’usurpe nullement cette place. Si la rythmique sautillante de « Let Me Laugh Like A Drunk Witch » ou « High high », les clap-clap de « Hometown boy » font songer à Hannon, chaque morceau de l’album est d’une telle luxuriance d’un point de vue mélodique qu’il échappe à une référence unique. Même si avec le magnifique « Tonight I need », il tire explicitement son chapeau à John Howard, musicien anglais « contemporain d’Elton John et Bowie« . Les plus primesautiers d’entre vous entendront peut-être l’esprit des Monty Python dans « Arise Sir Richard ». Avec ce premier disque, Olivier Rocabois prétend faire sa sortie « avec panache » (en français dans le texte), c’est méritoire, mais le plus tard possible dans ce cas !

Le plat de résistance selon les dires même du chef est le conséquent morceau final « My Wounds Started Healing », qu’il se plait à faire durer encore plus en live. Les Franciliens qui ont raté son concert à l’International en septembre pourront le vérifier le 21 octobre au Walrus, le plus pop des bars-disquaires de Paname où il se produira en duo.

 

* Bizarrement notre ami Wiki ne cite pas les deux figures principales que sont Scott Walker et Lee Hazzelwood

** Un scène très présente sur Paname avec Olivier Popincourt ou French Boutik, mais qui sévit également en région avec le duo Maxwell Farrington & Super Homard (respectivement à Saint Brieuc et Avignon).

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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