Dead Sons – The Hollers and the Hymns

Arctic Monkeys, Def Leppard, Richard Hawley, Reverend And The Makers, Joe Cocker, Saxon… Tous sont reconnus dans le monde de la musique, et tous ont un point commun, ils sont originaires de Sheffield. Apparemment, cette ville du Nord de l’Angleterre a un effet bénéfique sur la création musicale. C’est confirmé une fois de plus sur un nouveau groupe émergent ; Dead Sons.

 

dead sons, the hollers and the hymns, 2013

En février dernier, les cinq complices de Dead Sons ont apporté la lumière sur Terre avec The Hollers And The Hymns. De par sa pochette, l’album annonce que l’on va entrer dans une ambiance particulière. L’atmosphère est chaude, psychée, ardente. La passion et l’énergie sont à leur maximum. Dès « Ghost Train », le ton est donné. Les grosses guitares agitées, la batterie frénétique, c’est ce qui nous attend. Mais c’est aussi un son agrémenté de synthé. Synthé aux effets distordus, comme sur « Junk Room », certainement la plus sublime des chansons de cet opus. Cette cadence marquée se répétant encore et encore nous entraine dans un tourbillon d’exaltation. La musique de Dead Sons a un effet hypnotique. « Bangonfullturn » avec sa voix et son rythme captivants suffira à vous prouver que ces jeunes Anglais peuvent vous emprisonner dans leur univers embrasé sans que vous n’ayez le temps de comprendre ce qu’il vous arrive. Et même quand ils font dans la douceur (« Tempatation Pool »), cette emprise ne se relâche pas.

Que ce soit « Quest For The Fire » avec son rythme galopant ou « Room 54 » pleine d’une tension fébrile, les morceaux créent en nous un effet de surprise et de délice. C’est une musique réfléchie,  travaillée, remaniée. Il y a une énergie sauvage (notamment mise en relief par la présence de cris primitifs faisant parfois office de chœurs). Quelques notes de piano présentes de temps en temps contrastent. L’album se finit avec « Hold On », adorable morceau bluesy à l’univers complètement différent et très old school. On apprécie cette fraicheur et cette indolence après une telle ambiance électrique.

Tout le charme de cette galette réside aussi dans la voix claire et divine de Thomas Rowley. Une voix qu’il a d’ailleurs très similaire à Alex Turner du groupe Arctic Monkeys. Cette voix vibrante, nonchalante, nasillarde. Et en parlant d’Arctic Monkeys, les Dead Sons aussi sont issus de cette vague britpop. En écoutant cet album, on ne peut  s’empêcher à la bande à Alex Turner (pour qui les Dead Sons ont déjà ouvert). Mais les Dead Sons ont une britpop bien à eux, brodée et embellie. Elle est moderne. Beaucoup d’effets sur les guitares lui donnent ce côté psyché. Les Dead Sons sont en train de créer leur propre genre.

 

Grandiose, épique, flamboyant, la liste des adjectifs est longue. Cet album s’enflamme et nous enflamme. Pour un premier essai, c’est une vraie réussite. Et c’est surtout un vrai bonheur pour nos oreilles. Faire un premier album bourré de tubes, sans fausse note, faisant exploser la magie autour de lui, ce n’est pas donné à tout le monde. Il faut avoir un talent inné. Les Dead Sons l’ont.

Tracklist :

01.Ghost Train
02.Shotgun Woman
03.Bangonfullturn
04.A Love As Good As Ours
05.Hangman
06.Temptation Pool
07.Room 54
08.Junk Room
09.Quest For The Fire
10.Stuck In The Maze
11.The Last Man Standing At The Nine Till Noon Inn
12.Black Hole Machines
13.The Hollers And The Hymns
14.Hold On

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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