Rock The Gibus 03.04.2013 Olympia


C’est le 3 Avril dernier que se tenait à l’Olympia la finale du tremplin Rock The Gibus où s’affrontaient les groupes The Blow Up et Deuce. Une soirée au programme chargé, car ce n’est pas moins de 6 groupes qui partagent l’affiche ce soir, les anglais de Razorlight venant clôturer comme il se doit le show.

19h30, début du concert avec les vainqueurs du festival inter-régions, les niçois de LITTLE d BIG B, à qui incombe la tâche quelque peu ingrate de chauffer une salle pas tout à fait remplie (bah oui, ça clope encore dehors!). Qu’à cela ne tienne, le quatuor nous offre un set carré, oscillant entre puissance rock un peu bruitiste et d’autres morceaux plus sombres et instrumentaux. Une belle entrée en matière qui fait saliver !

On regrette tout de même le retrait du chanteur/guitariste qui ne parle pas spécialement avec le public et ne s’est lâché sur scène que sur la fin de leur prestation. Rien de bien grave, néanmoins,  on peut comprendre qu’il soit un peu impressionné de se retrouver sur une aussi grande scène, et puis le show ne fait que commencer.
 

Photographe : Marilou Vuillemet


20 minutes d’entracte plus tard, c’est au tour de The Blow Up d’entrer en scène. Le groupe est visiblement aux anges d’être là, le chanteur nous gratifiant d’un hilarant « Ca va, l’Olympia? Putain, j’ai toujours rêvé de dire ça ! ». Voilà, le ton est donné, le groupe envoie du gros son rock bien sixties, souligné par la présence d’un clavier venant poser ça et là des touches psychés sur des riffs bien gras et bluesy. Tous les membres du groupe se bougent sur scène, avec une mention spéciale pour le chanteur qui était visiblement déchainé ce soir là, n’hésitant pas à descendre dans la fosse et à titiller le public « Merci aux gens venus de la région Paca. Nous, au moins, ça fait 15 ans qu’on n’achète plus les matchs ! » huées sympathiques, et c’est parti  pour un dernier morceau homérique finissant sur une jolie accélération aussi classique qu’ efficace, où l’on troque gaiement son plectre contre une baguette. Bref c’était du bon rock à l’ancienne, empli de bonne humeur communicative et sans chichis.
 


Un instant après, l’autre finaliste de la soirée, Deuce, entre sur scène en livrant une intro instrumentale plutôt cool avec des guitares légèrement funky. S’ensuit alors des hurlements d’adolescentes visiblement débarquées par cars entiers, venues de toute évidence soutenir leur groupe préféré. Il faut bien avouer qu’on est dans un délire complètement différent cette fois. On est bien plus proche d’un BB Brunes que d’un Hendrix. Un coté minet indéniable qu’on retrouve aussi bien dans les fringues que dans la musique. Et même si le concert était en général carré, ça n’a pas empêché le claviériste de nous faire quelques pains. Rien de bien méchant, mais ça boxe pas dans la même catégorie. Ceci dit, les midinettes toutes acquises à leur cause semblaient ravies, et c’est là bien le plus important, n’est-ce pas?
 

Photographe : Yann Boyenval – www.yannboyenval.fr


Quelques minutes plus tard, les midinettes en prendront pour leur grade et auront vite fait de quitter le devant de la fosse face au rock saveur métal de The Distance. Pâtissant d’une incompréhension visible du public, le groupe tente tant bien que mal de réveiller un Olympia assez apathique.
Ca ne l’empêchera pas de balancer le son le plus lourd de la soirée, en mode Foo Fighters bien burné.
Dommage que le public n’ait pas spécialement accroché, car même si le set était trop uniforme pour être convaincant, il méritait largement mieux que ça (d’autant qu’on a eu le droit à un généreux lâcher de t-shirt du groupe, ce qui fait toujours plaisir).
 

Photographe : Marilou Vuillemet


Malheureusement, le pire était à venir… Oh, oui, c’était la revanche des midinettes qui voyaient débarquer leur nouveau héros HIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII VADEL !
Qui, que, quoi, Vadel? Connais pas, moi. Comment ! Tu ne connais donc pas ce génie de la musique à coté duquel Mozart fait figure de petite bite, sachant faire rimer avec une poésie toute rimbaldienne cœur et douleur, dépassant de très loin en terme de chant De palmas ou Ben l’oncle qui saoule, et fait pâlir d’envie Stéphane Eicher par sa suprématie capillaire?
Va t’en, vaurien, et va vite acheter des places pour les trente dates que ce très saint homme daigne donner au Casino de Paris. Dieu te le rendra, car Vadel est Dieu, et non Chuck Norris, comme le voudrait une vieille légende urbaine.

A peine remis de mes émotions vadeliennes, le jury remet le prix de la soirée aux Blow Up, qui semblent aussi surpris que ravis par cette victoire.
On arrive donc enfin au gros groupe de la soirée, à savoir Razorlight, qui mine de rien commence leur show vers 23h ; ça c’est de la première partie!

Les anglais sont en forme, très pros, un son bien clean qui leur fait honneur. La salle est contente de les voir débouler, eux sont contents d’être sur scène, et très relax. Le chanteur balance quelques petites phrases en français qui font mouche et enchaîne les titres formatés trois minutes façon rock des familles. Pas de quoi péter une patte à un canard, donc. Jusqu’à ce qu’il nous sorte le fatidique « on va vous jouer des nouvelles chansons ». Soupir général. Le batteur et le guitariste sont remplacés par un percussionniste et un saxophoniste, et le groupe se lance à corps perdu dans une sorte de pop reggae prisunic du meilleur goût. Après un bon quart d’heure de souffrance, les anglais finissent leur set avec l’incontournable « America », titre pas mal au demeurant, mais mérite-il vraiment sa place de tube?
 


Ainsi s’achève la soirée, un peu indigeste car très riche et concentrée; mais bon, on ne peut pas dire qu’on aura pas été servi niveau musique!

Un Grand merci à Romain de The Blow Up pour l’invitation ainsi qu’à Yann Boyenval , Marilou Vuillemet et Flo (toujours des Blow Up) pour les photos!



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