JUNO LIPS au Jaded Live de La Grosse Radio


A ce concert, premier de la série des Jaded Live de La Grosse Radio, j’ai eu un gros coup de coeur. Il se nomme JUNO LIPS.

Certes, je connaissais déjà Nico, musicalement parlant, au travers de Marizibill et des maquettes qu’il m’avait fait l’honneur de partager. J’accrochais déjà à la sensibilité musicale du garçon (sans parler de la sympathie que je lui porte) et partais donc à ce concert avec un apriori plus que positif, mais malgré tout, l’appréhension du live raté. Du live où cette énergie retenue par le format vivant mais limité d’un titre audio ne saurait pas devenir énergie scénique, incarnation jusqu’au bout des ongles des émotions qui percent dans les musiques de ce cher Monsieur.

J’y allais aussi pour voir Stéphane (LX) à la batterie, batteur dont on m’avait fait l’éloge, et voir comment l’association de talents à l’apparence si différents (Nico + Stéphane + Bertrand) allait prendre en live.

Et bien, avec deux jours de recul, je peux l’écrire sans rougir : quelle surprise. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un mec sur scène qui vit totalement sa musique. Un frontman, un vrai. Un type qui se laisse transpercer de part en part par les émotions qu’il vit, par et au travers de la musique qu’il a écrite, que ses collègues transcrivent au mieux et qui transmet, à qui le veux bien dans le public, un peu de ce fluide qui coule en lui.

JUNO LIPS, en live, c’est l’émotion au bord de la rupture, des textes portés par l’urgence d’une musique qui ne laisse aucun répit. JUNO LIPS, c’est un mec qui semble ne plus se soucier du monde qui l’entoure, qui semble vivre une transe émotionnelle intense de laquelle il s’échappe de temps à autre pour rester au contact de son public. JUNO LIPS, c’est l’alternance entre la fragilité et la rigueur, entre la folie et la raison.

Il a su s’entourer de musiciens qui le portent à merveille. Mais attention : JUNO LIPS, ce n’est pas pour autant un leader et trois musiciens qui ne sont là que pour accompagner. C’est un batteur-boucher qui envoie du lourd sur ses fûts et qui pousse de temps à autre une contre-voix juste et bien sentie, un bassiste carré, et un guitariste solo qui a su apparemment freiner ses envies de solos à tout-va pour apporter sa note plus que personnelle à la musique de JUNO LIPS. Certes, certains plans m’ont paru un peu longs et inutiles, mais cela est totalement subjectif, ayant une horreur consommée des solos à rallonge. Bref, je me dis que pour une seconde prestation live, la mayonnaise a quand même sacrément bien pris entre eux. Le tout formé par les 4 compères est étonnant. On sent le potentiel, le vrai, celui qui mérite de garder un oeil plus qu’attentif sur cette jeune formation.

Alors, je me fiche royalement de ce que certains pourront penser de ce live-report, que ceci n’est que copinage ou autre ineptie, parce que cela ne l’est pas : les groupes qui me touchent sont rares. Qui plus est issus de la scène française. Alors, quand j’en trouve un, je pense que je me dois d’aider les gens à ressentir le panel d’émotions que j’ai éprouvées en allant voir le voir en concert. La formation de JUNO LIPS est en elle-même, je l’espère, destinée à de grandes choses. Nico, quant à lui, a cette lueur au fond des yeux quand il est sur scène : celle du génie en devenir qui est bien trop modeste pour se reconnaître (j’en connais un autre dans son genre, à la différence notable que ce dernier est un pauvre con).

Un seul mot, en conclusion : merci.



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