Cosmobrown à  la flêche d’Or

Le problème avec les plateaux où beaucoup d’artistes sont invités, c’est que les 4 premiers groupes ne jouent pas plus de 3 chansons. Fatalement, lorsque vous arrivez à 20 h 30 à la soirée d’hier soir annoncée à 20 h 00, vous vous rendez-compte au bout d’un moment que vous avez manqué Kolja.

Deuxième problème, c’est que lorsque vous entendez un groupe qui commence à vous titiller les ouies, et bien vous vous retrouvez comme un con : ce fut le cas avec le groupe 1973, formation proposant une pop-rock faussement naïve dans l’écriture, léchée, sorte de Wilco soumis à une cure de Disco et dont on aurait voulu entendre plus.

Enfin, autre souci de la formule, c’est que les changements de plateau durent plus longtemps que les moments où de la musique sort des amplis, vous poussant inoxerablement à de multiples pauses clopes et au renversement d’une partie de votre bière sur le sol de la Flèche d’Or.

Vient donc l’heure de Cosmobrown après un énième changement de plateau traînant en longueur et aux premiers accords, on est de suite plongé dans une ambiance faussement 70’s, sorte de mélange de Scissor sisters mêlé à une voix soul limite rocaillante avec ici et là quelques accents huspuppiens portés par les partes d’orgue, un peu comme du Abba en plus burné sans les sons de synthé à la con et les choeurs de femmes en moins.

Il est toujours malaisé de définir clairement de la musique avec des mots, surtout lorsque tant d’influences s’entrechoquent, mais force est de constater que Cosmobrown, c’est efficace et bien foutu. L’emmerdeur que je suis regretterait cependant les parties de guitare trop sobres, une rythmique un peu répétitive à la longue et une voix qui, excellente dans le timbre et la justesse, gagnerait à se lâcher un peu plus sur les temps forts.
Mais force est de constater que tout ce beau monde, mené par des riffs de basse efficaces, se dandine avec enthousiasme à tel point que par un mimétisme positif, l’assistance se prend à remuer du bassin et à taper des mains et tous les artistes – dont un Kolja a moitié torse-nu – montent sur scène pour une partie de choeurs endiablés.

Pour résumer, même pour ceux qui n’ont jamais été touché par l’esprit de la Disco des 70’s, Cosmobrown c’est un bon plan et vous aurez l’occasion de l’entendre dans le gros mix très bientôt.



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