GOTAINER ROCK MON NOEL

L’Alhambra est fermée.
Pourtant, ce soir, le public s’entasse devant la salle.
400 personnes quittent le lieu après le show de Chanson Plus Bifluoré.
400 autres personnes m’entourent devant la salle, attendant de s’installer pour assister au récital de Richard Gotainer.
 
On s’installe, la salle est surchauffée.
Des vieux et des moins vieux côtoient des enfants et leurs parents. Public éclectique. Mais d’après les bavardages, public enthousiaste.
La pièce est belle, neuve, en velours. On attend.
 
La lumière disparaît. La bande son démarre. « Éteignez vos portables ou on vous éventre. »
Le ton est donné.
Le rideau s’ouvre, les musiciens démarrent, ça groove ! Et Richard Gotainer bondit sur scène dans une veste qui ne peut exister que dans un clip de Gotainer.
 
Le Mambo du décalco lance un le show.
C’est rock, groovy, super en place. La mise en scène est super vivante. Tous les détails sont léchés. On n’en attendait pas moins de Gotainer.
L’homme soigne chaque détail.
Viennent alors le Sampa et Polochon Blues.
 
Puis les morceaux extraits du nouvel album apparaissent, Bonobo en tête.
Encore une fois, tout est en place, c’est super rôdé, très carré, tout est sous contrôle.
Gotainer enchaîne les costumes et fait vivre ses personnages.
 
En vieux papy, en monsieur loyal, en punk, en pyjama…
L’ambiance s’échauffe, le public s’amuse, Richard aussi. Il tente des jeux avec la salle.
Puis plus rien. C’est l’entracte.
 
Je déteste les concerts à entracte.
L’ambiance retombe pour le public et pour les musiciens.
Les 20 minutes de pause semblent durer une éternité.
Puis, de nouveau les lumières s’éteignent. Et tout me donne raison.
 
Le groupe réapparait en version ligne (percu, guitares, voix).
Le clavier a disparu, la façade aussi. L’ingé son finira par rallumer les enceintes au milieu du morceau. Première fausse note.
Vient alors Le Moustique, mais le costume ne servira pas ce soir… Le personnage rate son entrée et fini par rester dans les coulisses.
Puis dans le morceaux suivent, le batteur s’emmêle un peu les pinceaux.
 
Il faudra 4 morceaux pour que l’harmonie revienne.
Le groupe est de nouveau en place et les morceaux groovent de nouveau.
Un petit passage à vide qui me rappelle que les entractes dans les concerts, c’est pourri.
 
Richard lâche ses fondamentaux. Primitif rejoint Belle des Champs.
Le public tape dans ses mains. Il chante. Les têtes bougent.
Puis ce qui devait arriver arriva. Le show se termina et devient un tonnerre d’applaudissements porté par une standing ovation.
 
Le rappel commence. Et le concert finit comme il a commencé par un Mambo du Décalco cette fois soutenu par un public debout et dansant.
Ca sonne, ça groove… c’est vraiment bien ! Bordel. Je réalise que c’est probablement le meilleur concert de rock que j’ai vu cette année.
 
Le public fait du bruit, hurle et Richard Gotainer improvise un rappel de rappel.
C’est sur cette rediff de Bonobo que s’achève ce show. Ce gala. Ce récital.
 
Alors qu’une séance de dédicace se prépare, je réintègre le métro…
Je ne suis qu’un snob, mais j’ai un sourire scotché au visage.

Plus de Gotainer ?
Alors écoutez son Gros Boeuf, deux heures de radio, rien qu’avec Gotainer.



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