TIMBER TIMBRE – Le Rocher de Palmer Bordeaux 02/05/2024

Nous voici jeudi soir 2 mai au Rocher de Palmer à Cenon dans l'agglo de Bordeaux et ce soir, nous sommes au concert de Timber Timbre avec Dino Brandao en première partie.

Sur la route pour la tournée lovage, homonyme de son septième album sorti en novembre 2023, le groupe de folk rock, originaire de Toronto depuis 2005, c'est surtout Taylor Kirk. Les ballades qu'il compose se situe entre onirisme et vague à l'âme.

Dino Brandao, venant de Suisse, ouvre les festivités en duo guitare-batterie avec des sons éclectiques et industriels. L'introduction de ce set joué sur une mustang bleu métallique ressemble aux différentes suites harmoniques ou non, que l'on pourrait jouer sur un vieil instrument retrouvé dans le grenier après des années d'abandon en essayant tous les effets qu'il comprend.

La voix qui vient s'appuyer dessus ensuite transforme le tout, à l'aide de la percussion légère, en reverb mélodique pouvant se prêter aux roads movies lents et contemplatifs dans les déserts californiens, dessinant des traits de vie au rythme de l'élévation de la fumée des cigarettes consumées par les protagonistes.

Certaines sonorités rappellent Cigarette After Sex par exemple, dans ses effets clean-chorus. La pop proposée ici n'est ni gaie ni joyeuse. Elle s'emprunte de l'état d'âme du spectateur qui voudrait la juger, mais est agréable à entendre. Le set présente énormément de sons travaillés, sur une partition non téléphonée, avec en surplus, un travail à la batterie et aux percus animé par Tomy Chang, servant les morceaux comme les effets spéciaux au cinéma. Sur cela s'assoit une voix intéressante et parfaitement posée à l'aide d'une gamme de sonorités variées.

Sous les applaudissements et une bande-son digne des restaurants chinois, Timber Timbre s'installe sur scène.

Nous avons droit sur ce lovage tour, a un quatuor composé de deux claviers, d'une batterie et de Taylor Kirk à la guitare et au chant. Le groupe baigné dans une lumière garance, joue une pop rythmiquement variée, avec quelques accents au synthé tirés de la pop londonienne des années 60, assaisonnées par une voix à la Leonard Cohen.

Malheureusement le son n'est pas toujours au rendez-vous, les aigus percent les tympans comme des aiguilles et les graves partent vite en saturation, ce qui conditionne un ensemble mal équilibré. On dirait parfois que la finesse du son est telle qu'elle sort de hauts parleurs de voiture sur des routes poussiéreuses et chaotiques. Il faut croire que c'est le rendu espéré puisque nous sommes pile devant la régie…

Les envolées sonores industrielles se mêlent au vague à l'âme de l'ensemble pour des parties expérimentales comme Pink Floyd aimait en faire et dont son documentaire du" live In Pompéi " en 1972 peut en témoigner. Le visuel est très simpliste pour ne pas dire pauvre. Alors que la première partie bénéficiait d'un preset de lights haut en couleur, Timber Timbre est au fil des chansons baigné sous ces 4 projos rouges qui n'offrent que peu de définition aux visages du groupe.

Reste à espérer que la suite du concert ravira les fans qui sont dans le public, nos accréditations s'arrêtant aux 3 premiers morceaux, nous partons avec l'idée qu'il y avait mieux à espérer pour une représentation live.

Jason P

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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