Candy Claws – Ceres & Calypso in the Deep Time Forever

Ils sont jeunes, nichés quelque part près des grandes plaines du colorado, et après s’être attaqué à l’océan puis la forêt, c’est maintenant au tour de l’ère mésozoïque que les gentils hippies un chouia cinglés de Candy Claws s’intéressent. Initialement formé par Kay Bertholf et Ryan Hover, le groupe n’aura de cesse de s’agrandir jusqu’à atteindre le nombre de huit membres, ce qui n’est pas rien lorsque tout ce petit monde doit tenir sur une scène !

Reste que le duo originel semble être toujours le noyeau créatif du groupe qui vient de sortir cet album énigmatique qu’est « Ceres & Calypso in the Deep Time Forever ».

 


La recette paraît pourtant simple, à grands coup de voix susurrées, de basses rondes et planantes, de synthés baveux et de murs de sons aussi jouissifs qu’un bon verre d’eau glacée sous un soleil de plomb. Il demeure néanmoins une étrangeté quasi impalpable, accentué par la difficulté de reconnaître tous les emprunts faits par le groupe.

De leur propre aveu, leur musique serait un savant mélange de lounge, de pop des sixties, mais aussi de musique de documentaires animaliers et de shoegazing. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est à peu près ça, les différentes influences formant sans mal un son à part entière.

Il ressort de ce disque une vénéneuse volupté violemment enivrante. Tel un délicieux poison couleront sans mal des chansons comme « Birth Of The Flower », « Fell in Love » et la plus piquante « Fern Lake ».
 


Il y’a aussi quelques baisses de régime ( la trop facile « Fallen Tree Bridge ») qui réussiront presque à nous faire sortir  de notre enchantement, mais le groupe, malgré ses compositions hautement vaporeuses, réussit le tour de force de nous garder sous le charme tout au long du disque.

S’il n’atteint pas encore la perfection, « Ceres & Calypso in the Deep Time Forever » augure du meilleur quant au futur des Candy Claws, et on ira sans hésiter se replonger dans cette extase sonore. Bah oui, quoi, il n’ y a pas de mal à se faire du bien !
 

 

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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