The Strypes – Snapshot

The Strypes. Si ce nom ne vous est pas encore familier, notez-vous-le bien dans un coin de votre tête. Car, pour ceux ayant tendance à dire que le rock est mort, eh bien, détrompez-vous. Il est bien là, vivant, explosif, et c’est ce jeune quartet irlandais qui le prouve aujourd’hui, avec Snapshot, son premier album.

 

the strypes, snapshot, 2013, rock garage

Ross Farrelly, Josh McClorey, Pete O’Hanlon et Evan Walsh devraient être sur les bancs de l’école. Car ces messieurs n’ont que seize ans de moyenne d’âge. Mais quand on a un talent comme le leur, tout plaquer et partir enchainer les concerts dans des salles de plus en plus grandes semble être une bonne alternative.

Niveau mode, The Strypes aiment beaucoup les Beatles. Musicalement, ils aiment aussi les Beatles. Mais pas que. Chuck Berry, Howlin’ Wolf, The Yardbirds, The Rolling Stones, The Animals… Concernant les classiques et l’histoire du rock, le groupe peut espérer un 20/20. La formation connait tout cela depuis sa plus tendre enfance.

Le succès des Strypes est arrivé avec la sortie de leur premier EP. S’il n’était composé que de reprises, le Royaume-Uni s’est vite rendu compte du potentiel de cette bande. Car le groupe s’avère plus que doué pour les covers. Des reprises très personnelles dans lesquelles ils  insufflent un nouveau vent de rock’n roll et de fraicheur. De nombreux artistes se sont épris pour cette bande. Miles Kane va les voir en concert, Noel Gallagher clame haut et fort combien il les aime, Paul Weller, les Stone Roses et Arctic Monkeys les demandent en première partie, et Sir Elton John leur propose un contrat.

Et si en matière de reprises le quartet sait y faire, il n’en est pas moins doué en compos. Snapshot est produit par Chris Thomas (The Beatles, Sex Pistols). Il comporte douze titres ; trois reprises (“Heart of the City » de Nick Lowe,  “Rollin’ and Tumblin” de Muddy Waters et  “You Can’t Judge A Book By The Cover  de Bo Didley) et neuf compos perso. Et au final, on se retrouve avec un vrai bijou influencé par le rythm’n blues. Brut, direct, on voit mal comment faire du rock garage à la sauce sixties de façon plus efficace. Cet album nous plonge immédiatement dans l’ambiance surchauffée d’un pub irlandais. Les riffs incendiaires détruisent tout sur leur passage, tandis qu’on apprécie l’harmonica qui se balade au milieu de cette musique endiablée. L’album ne ralenti que lors du génial et bluesy « Angel Eyes » qu’on savoure avec délice. On peut noter le bel et très mature effort vocal de Ross sur « I Can Tell ». Ce petit aura très vraisemblablement un excellent chant quand il aura fini de muer.

Aucun morceau n’est à jeter. Tous restent dans la même veine, mais c’est bien là le talent du groupe ; il n’y a aucune rupture entre les reprises et les compos. En matière de son, la formation n’invente rien de nouveau. Mais elle a déjà l’assurance des plus expérimentés. Sur CD, mais en live aussi. Car la bande s’est taillé une excellente réputation scénique. On parle de prestations transpirant la qualité et l’énergie.

 

La morale de cette histoire, on peut avoir seize ans et faire du rock aussi bien que ses ainés. A seize ans on a toute l’énergie du monde à revendre et les Strypes nous le démontrent avec cette galette que vous n’êtes pas prêts de vous lasser d’écouter.

 

Tracklist :

01. Mystery Man
02. Blue Collar Jane
03. What the People Don’t See
04. She’s So Fine
05. I Can Tell
06. Angel Eyes
07. Perfect Storm
08. You Can’t Judge a Book by the Cover
09. What a Shame
10. Hometown Girls
11. Heart of the City
12. Rollin’ and Tumblin

NOTE DE L'AUTEUR : 9 / 10



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