Les Américains n’étaient pas passés en concert unique en France depuis 2009 à l’Olympia… de quoi bien ravir les fans à l’annonce de leur grand retour. Le concert aurait dû avoir lieu en juin dernier mais Caleb, le chanteur, s’étant blessé, le concert fut déplacé à septembre afin d’accroître encore un peu l’impatience des fans français.
Cardinals
Les anglophones arrivent à l’heure sur scène et l’ensemble du set est particulier à décrire. Le public peine à accrocher à leur musique. Certaines personnes dansent un peu mais cela reste assez faible. La musique du groupe n’est pas mauvaise en soit mais il faut accrocher, notamment avec l’accordéon assez présent sur l’ensemble des morceaux.
Le groupe n’est pas très bavard non plus avec le public et cela est bien dommage. Effectivement jouer devant une foule entière à l’Adidas Arena est l’occasion parfaite pour se présenter ses dernières compositions à un nouveau public.
Néanmoins, pour ceux ayant aimer le groupe, les musiciens seront de retour le 24 novembre à Paris au Point Éphémère, l’occasion de les voir en petit comité, peut être que cela leur est plus adapté qu’une grosse salle.
Kings of Leon
Grands écrans allumés, il est enfin l’heure d’accueillir les Nashvillois sur scène avec « Ballerina Radio». Des visuels et les paroles de la chanson défilent sur scène pendant que le public chantonne les chœurs du morceau. On sent clairement la joie du public d’accueillir de nouveau le groupe en France, Kings of Leon n’en est pas moins content également et Caleb glisse un « ça fait longtemps que nous ne sommes pas venu ici mais nous savions que vous seriez au top ».
Kings of Leon mélange plutôt bien l’ensemble de ses albums sur la setlist et les morceaux s’enchaînent de manière assez fluide « Supersoaker », «The Bucket », « On Call », on y retrouve toutes leurs pépites.
« Reverly » quant à elle réveille quelques flashs dans la salle et « Molly’s Chambers » rappelle le côté vraiment plus rock du groupe ». Malgré quelques petits bugs d’écran, ceux-ci rajoutent en toute simplicité une vraie plus-value au set du groupe. On y voit soit des visuels soit des paroles de certaines chansons.
Le coup de massue arrive avec l’enchaînement des trois morceaux « Pyro », « Beautiful War » et « Closer », qui sont tous les trois des morceaux assez forts et planants du groupe. Mention particulière pour la chanson « Beautiful War » qui n’est pas jouée à tous les concerts du groupe et mention encore plus spéciale au morceau « Soft » qui lui ne semble pas avoir été joué depuis 2014.
L’un des autres moments culminants du concert arrive lorsque la salle s’éclaire sur le solo de guitare de « Clother » et que l’on aperçoit également Caleb reculer du devant du micro pour laisser la salle chanter une partie des paroles de la chanson.
Caleb, prends de temps en temps la parole pour s’adresser au public et expliquer des choses comme le fait qu’il s’agit ce soir du dernier show de la tournée et que d’un côté ils ont hâte de rentrer se reposer et d’un autre côté pas envie de rentrer quand ils voient une telle ambiance dans la salle. Il rigole également en disant « n’attendons pas 16ans cette fois-ci pour revenir ici » ou se moque de lui et sa blessure infligée cet été « on aurait dû être là cet été mais j’ai f***ed up ».
S’il y a bien un morceau que nous n’aurions pas imaginé sur la setlist c’est « We're Onto Something » sorti récemment en featuring avec Zach Bryan. Un beau mélange entre rock et country. Peu de temps après arrive le titre « Seen » qui concrètement est composé pour le live. Magnifique en format studio, la chanson se savoure clairement en live, à en avoir les frissons. Le groupe termine son set avec l’incontournable « Used Somebody » connu par l’intégralité de la salle qui hurle évidemment toutes les paroles de la chanson.
Un set des Kings of Leon sans « Sex on Fire » n’en est pas un. C’est pour cela que le groupe arrive sur l’inévitable rappel de fin de concert sur lequel est joué « Rainbow Ball », « Sex on Fire » et « Black Thumbnail ». On aperçoit quelques ballons se balader dans la fosse durant ce rappel et l’ambiance arrive à son paroxysme durant « Sex On Fire » qui marque évidemment la renommée du groupe ».
Kings of Leon on espère vous revoir en France prochainement et ne pas avoir à attendre encore plus d’une décennie !
Setlist :
Ballerina Radio
Supersoaker
The Bucket
On Call
Radioactive
Revelry
Manhattan
Nowhere to Run
Soft
Waste a Moment
Molly's Chambers
Mustang
Pyro
Beautiful War
Closer
The Bandit
We're Onto Something
Back Down South
Fans
Find Me
Seen
Use Somebody
Encore:
Rainbow Ball
Sex on Fire
Black Thumbnail
Crédit photos : Luca Liguori
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