Avec Selling a Vibe, le trio anglais signe un retour discret mais solide. Un album bien construit, sans virage brutal, qui confirme la régularité d’un groupe qui n’a jamais eu besoin d’en faire trop.
Ce qui ressort surtout de l’album, c’est ce sentiment de maîtrise tranquille. Rien ne semble forcé ici. Les morceaux s’enchaînent avec naturel, portés par une production qui laisse de la place aux guitares et à l’énergie brute du trio, sans les lisser excessivement. A Point Too Hard To Make fonctionne sur son évidence mélodique, simple et accrocheuse, tandis que Summer Seizures propose une approche plus retenue, apportant un léger contrepoint sans casser la dynamique générale.
Sur la fin, Brothers Won’t Break ferme le disque avec sobriété. Pas de conclusion spectaculaire, mais un morceau qui assume sa retenue et son rôle de point final, en phase avec l’esprit de l’album.
Bref : Ce dernier opus ne cherche pas à marquer un tournant dans la carrière de The Cribs. Il confirme plutôt leur capacité à livrer des albums bien construits, honnêtes et efficaces. Un disque qui s’inscrit naturellement dans leur discographie, et qui s’apprécie pour sa constance et sa tenue plus que pour ses coups d’éclat.

Tracklist :
| 1. | "Dark Luck" | 2:57 |
|---|---|---|
| 2. | "Selling a Vibe" | 3:17 |
| 3. | "A Point Too Hard to Make" | 3:28 |
| 4. | "Never the Same" | 2:50 |
| 5. | "Summer Seizures" | 3:55 |
| 6. | "Looking for the Wrong Guy" | 4:28 |
| 7. | "If Our Paths Never Crossed" | 3:33 |
| 8. | "Self-respect" | 3:57 |
| 9. | "You'll Tell Me Anything" | 3:03 |
| 10. | "Rose Mist" | 3:23 |
| 11. | "Distractions" | 3:35 |
| 12. | "Brothers Won't Break" | 3:01 |
| Total : | 41:27 | |

