Festival les Voix Sonneuses Jour 1 : Cartoon Machine, JoeyStarr, Ludwig Von 88, Les P’tits Fils de Jeanine, Drum.D – 03.07.2026

Et de huit ! Les 3 et 4 juillet derniers, le festival Les Voix Sonneuses faisait son retour sur la place du Champ de Mars de Saverdun pour une huitième édition qui confirmait une nouvelle fois son changement de dimension. Depuis qu'il en a repris les rênes en 2020, Frédéric Coux poursuit inlassablement le développement de ce rendez-vous ariégeois sans jamais renier ses racines : une programmation éclectique, un accueil chaleureux et une véritable proximité avec le public. Une recette qui permet aujourd'hui au festival de revendiquer plus que jamais son statut de « plus grand des petits festivals ».

Et pour cette édition 2026, Fred Coux et son équipe ont, une nouvelle fois, mis les petits plats dans les grands. Aux côtés de valeurs sûres comme Les Ogres de Barback / La Rue Kétanou, Les Croquants, Ludwig Von 88, JoeyStarr Sound System ou Picon Mon Amour, l'affiche faisait également la part belle à des formations plus confidentielles comme Les P'tits Fils de Jeanine, Groumpf ou encore au trio ariégeois Drum.D, chargé d'ouvrir les festivités. Un savant mélange entre têtes d'affiche nationales, découvertes et talents locaux qui constitue, depuis plusieurs années, l'une des grandes forces des Voix Sonneuses.

Et le public ne s'y est pas trompé. Les deux soirées affichent complet avec près de 13 000 festivaliers sur les deux soirs, preuve que le festival est désormais solidement installé dans le paysage culturel occitan. Malgré une chaleur caniculaire qui s'est invitée tout au long du week-end, les sourires sont sur tous les visages et l'ambiance bel et bien présente, des premiers concerts de l'après-midi jusqu'aux dernières notes de la nuit. Retour sur deux jours de musique, de convivialité et de partage qui auront, une fois encore, pleinement justifié la réputation grandissante des Voix Sonneuses.

Drum.D

C'est à Drum.D que revient la lourde responsabilité d'ouvrir cette nouvelle édition des Voix Sonneuses. Un exercice jamais évident lorsqu'il faut lancer un festival en fin d'après-midi devant un public qui arrive encore progressivement sur le site. Mais le trio ariégeois, emmené par le MC Drum.D (l’ancien batteur de La Petite Fumée), ne semble pas particulièrement impressionné par l'enjeu et attaque son set avec beaucoup d'assurance.

Originaire de Foix, Drum.D évolue depuis quelques années dans un univers où se rencontrent hip-hop, dub, jungle et drum n' bass. Accompagné de DJ Splinter aux platines et du batteur Jo qui donne une véritable dimension organique à l'ensemble, le groupe développe une formule originale qui permet de sortir des codes habituels de la musique électronique. Ici, les rythmiques programmées côtoient une batterie bien réelle tandis que les interventions de MC Drum.D viennent constamment dynamiser les compositions (« Sound Bwoy », « J’me plains », « Flow »).

Dès les premiers morceaux, le public - composé de proches, d'amis et de supporters venus encourager les musiciens locaux - se masse naturellement devant les barrières. Une proximité qui crée rapidement une belle complicité entre la scène et les festivaliers. Au fil du concert, les curieux rejoignent progressivement les premiers rangs et l'ambiance monte doucement mais sûrement.

Il faut dire que Drum.D maîtrise parfaitement son sujet. Habitué des scènes françaises et étrangères, le trio affiche une belle aisance scénique et déroule un set particulièrement carré avec des morceaux issus des premières productions du groupe comme « Fuzzy », « Steppa » ou « Dirty District », mais aussi plusieurs titres du dernier album French DNB MC, paru en février 2026, à l'image de « Pas de soucis », « Satisfaction », « Bad Boyz » ou encore « DaddyD ».

Le flow rapide et précis de MC Drum.D (l’excellent « Flow ») épouse parfaitement les rythmiques drum n’ bass mises en place tandis que les interventions de DJ Splinter aux platines et de la batterie apportent en permanence du relief aux morceaux (« Clown DNB », « Satisfaction Roland K Remix »). L'ensemble sonne cohérent, bien pensé et suffisamment varié pour maintenir l'attention du public pendant toute la durée du set.

Là où Drum.D tire véritablement son épingle du jeu, c'est dans sa capacité à faire cohabiter plusieurs univers musicaux sans jamais donner l'impression de juxtaposer les styles. Le hip-hop, le dub, la jungle et la drum n’ bass s'entremêlent naturellement, portés par une vraie générosité de la part des trois musiciens. Cette formule hybride, encore relativement peu courante sur les scènes françaises, confère au trio une identité bien à lui et rend le concert particulièrement vivant à l’instar de la reprise de NTM version remix DNB « Pose ton gun » en hommage à la venue de JoeyStarr à cette édition des Voix Sonneuses.

En l'espace d'un peu moins d’une heure, Drum.D a donc rempli parfaitement sa mission. Le trio a su fédérer les premiers festivaliers, faire monter progressivement la température devant la scène et lancer idéalement cette première journée des Voix Sonneuses. Voilà une entrée en matière sérieuse, maîtrisée et prometteuse qui n’augure que du bon pour la suite !

Setlist :

  • Intro
  • DaddyD
  • Clown DNB
  • Flow
  • Fuzzy
  • Sound Bwoy
  • Pas de soucis
  • J'me plains
  • Steppa
  • Dub It
  • Dirty District
  • Medley
  • Satisfaction
  • Se Relever
  • Bad Boyz
  • Babylon
  • Shark Remix
  • Danube
  • Satisfaction Roland K Remix
  • Pose ton gun DNB Remix

Les P'tits Fils de Jeanine

Après la prestation particulièrement rythmée de Drum.D, changement total d'ambiance sur la scène des Voix Sonneuses avec l'arrivée des sept musiciens des Les P’tits Fils de Jeanine. Depuis maintenant quinze ans, la formation fait souffler un vent de chanson française festive un brin déjanté sur les scènes hexagonales, quelque part entre Les Ogres de Barback, Les Têtes Raides et La Rue Kétanou. Et dès les premières minutes, une chose saute aux yeux (et aux oreilles) : chez les PFJ, le spectacle ne se limite pas uniquement à la musique.

Avant même que les premiers accords ne résonnent, le décor donne immédiatement le ton. Lampes à abat-jour défraîchies, planche à repasser, vieux mobilier et autres accessoires d'un autre temps recréent l'univers chaleureux et délicieusement désuet de Mémé, véritable personnage central autour duquel gravite tout l'imaginaire du groupe. Même les musiciens jouent pleinement le jeu avec leurs chaussettes multicolores, leurs changements d'instruments incessants et quelques détails volontairement loufoques, à l'image du claviériste et trompettiste arborant un cœur soigneusement dessiné par les poils de son torse... L'ensemble respire la bonne humeur et la fantaisie sans jamais sombrer dans le simple gag potache.

Mais derrière cette apparente décontraction se cache une formation particulièrement solide. Multi-instrumentistes accomplis, les sept compères passent avec une facilité déconcertante de l'accordéon à la balalaïka, des cuivres aux percussions en passant par les cordes, enrichissant constamment les morceaux d'arrangements variés qui empêchent la monotonie de s'installer. Les compositions, portées par des textes tour à tour drôles, tendres ou plus engagés, prennent rapidement une dimension théâtrale qui fait mouche (« Frontières », « Il est frais mon poisson », « Déterrer les pavés »).

Le public ne s'y trompe d'ailleurs pas. Très vite, les festivaliers reprennent les refrains, tapent dans les mains et se laissent embarquer par cette énergie communicative qui ne faiblira jamais tout au long du concert (« En toi s'immiscer », « Les P'tits Fils de Jeanine »). Il faut dire que Les P’tits Fils de Jeanine possèdent un sens inné de l'animation et savent parfaitement comment créer une véritable proximité avec leur auditoire.

Et cette expérience va justement s'avérer précieuse. Initialement programmé pour une heure, le groupe se retrouve finalement contraint de prolonger afin de pallier le retard de JoeyStarr. Une situation qui aurait pu déstabiliser bien des formations, mais que les sept musiciens gèrent avec un naturel déconcertant. Habitués à l'improvisation, multipliant les échanges avec le public et les petites saynètes entre les morceaux, ils étirent leur set plutôt facilement sans que jamais le rythme ne retombe (« Hasta Luego », « Une autre »).

Au final, Les P’tits Fils de Jeanine auront largement transformé cette contrainte en véritable force. Grâce à leur sens du spectacle, leur complicité évidente sur scène et leur générosité communicative, ils auront offert une heure et demie de bonne humeur qui aura définitivement mis les Voix Sonneuses sur orbite. Le groupe a offert une prestation aussi festive que maîtrisée, portée par des musiciens qui prouvent, un peu plus de quinze ans après leurs débuts, qu'ils n'ont rien perdu de leur capacité à fédérer un public... bien au contraire !

Setlist :

  • Gaby
  • Frontières
  • Il est frais mon poisson
  • Pacific
  • Si seulement j'avais pu
  • Les P'tits Fils de Jeanine
  • Déterrer les pavés
  • En toi s'immiscer
  • Hasta Luego
  • Une autre
  • Salut

Mais alors que le public s'attend à voir débarquer le JoeyStarr Sound System aux alentours de 20h30, un contretemps vient légèrement bousculer le déroulé de cette première journée. L'artiste accuse en effet un retard sur son arrivée à Saverdun, obligeant l'organisation à revoir le running order au pied levé. Pas de quoi perturber les festivités pour autant : Ludwig Von 88, initialement programmé un peu plus tard dans la soirée, avance son passage et investit finalement la scène avec près d'une heure d'avance. Quant à JoeyStarr, il se produira finalement vers 22 heures, en lieu et place des vétérans du punk français. Une réorganisation menée avec efficacité par les organisateurs, qui permettra au festival de poursuivre son cours sans aucun temps mort.

Ludwig Von 88

Ce léger bouleversement du planning n'aura finalement pas perturbé bien longtemps les festivaliers et encore moins les vieux briscards de Ludwig Von 88 qui héritent de ce petit changement de créneau avec le détachement et l'autodérision qu'on leur connaît. Il faut dire que les musiciens sont présents sur le festival depuis plusieurs heures déjà, déambulent dans les allées pour échanger avec le public, font des selfies ou discutent avec les festivaliers. Bref, ils sont déjà dans leurs petits chaussons dans l'enceinte des Voix Sonneuses !

À quelques minutes seulement du concert, les quatre comparses patientent sur le bord de scène, costumes enfilés et déguisements ajustés, prêts à investir la scène sans la moindre hésitation. Une attitude qui résume finalement assez bien l'état d'esprit de Ludwig Von 88 : toujours prompt à tourner les imprévus en dérision. Puis, en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le festival bascule dans le joyeux chaos punk qui accompagne le groupe depuis plus de quarante ans.

Comme à son habitude, Ludwig Von 88 transforme immédiatement la scène en immense terrain de jeu. Entre les costumes improbables, les accessoires déjantés, les interventions absurdes et les vannes qui fusent entre les morceaux, le concert prend rapidement des allures de grande cour de récréation où tout semble permis. Pourtant, derrière cette joyeuse pagaille parfaitement assumée se cache un groupe qui maîtrise toujours aussi bien son sujet ("Louison Bobet for Ever", "Oui-Oui et la voiture jaune", "Jean-Pierre Ramone", ...).

Musicalement, les Parisiens déroulent leur punk rock alternatif sans chercher à réinventer une formule qui fait mouche depuis des décennies. La boîte à rythmes caractéristique du groupe, les refrains volontairement simplistes et les textes aussi absurdes qu'irrévérencieux provoquent immédiatement la réaction du public ("Guerriers Balubas", "Bilbao"). Très vite, les premiers pogos se mettent en place dans le pit et les refrains sont repris en chœur par plusieurs générations de festivaliers heureux de voir que le groupe n'a rien perdu de son capital sympathie ("William Kramps le tueur de bouchers").

Et c'est peut-être là que réside la véritable force de Ludwig Von 88. Malgré les années qui passent, le groupe conserve intacte cette capacité à ne jamais se prendre au sérieux tout en proposant des concerts d'une efficacité redoutable ("New Orleans", "Pocahontas (chaque fois)", ...). Les musiciens jouent avec le public autant qu'entre eux, enchaînent les plaisanteries, improvisent volontiers et donnent constamment l'impression de s'amuser autant que les spectateurs. Et cette spontanéité finit rapidement par devenir contagieuse...

Au final, ce changement de dernière minute aura presque semblé naturel tant Ludwig Von 88 s'est approprié cette nouvelle place dans le déroulé de la soirée. Avec son humour potache, son énergie communicative et son punk rock toujours aussi fédérateur, le groupe aura parfaitement rempli sa mission en maintenant l'ambiance à son plus haut niveau avant l'arrivée, finalement retardée, de JoeyStarr. On a eu (encore) droit à une prestation aussi déjantée que généreuse, fidèle à l'esprit d'un groupe qui, plus de quarante ans après ses débuts, continue de faire rimer punk avec bonne humeur !

Setlist :

  • Sur la vie d'mon père
  • Jean-Pierre Ramone
  • Mon cœur s'envole
  • Monte le son
  • Oui Oui et la voiture jaune
  • HLM
  • Guerriers Balubas
  • New Orleans
  • Let It Burn
  • Bilbao
  • Louison Bobet for Ever
  • Sebastiano Furioso
  • Pocahontas (chaque fois)
  • Hola que tal ?
  • O Tchang
  • Pop Medley
  • Club Med
  • Marche / Sur les sentiers de la gloire
  • Come on Boys
  • Trash Medley
  • 30 millions d'amis
  • Pololop (les iroquois à cheveux verts)
  • William Kramps le tueur de bouchers
  • Houla la !

JoeyStarr Sound System - Live Soldierz

Après l'intermède punk assuré avec brio par Ludwig Von 88, c'est finalement au JoeyStarr Live Soldierz Sound System de prendre possession de la scène avec du retard sur l'horaire initial. Une attente qui n'aura finalement pas entamé la motivation des nombreux festivaliers restés devant la scène pour assister au retour de l'une des figures emblématiques du rap français.

Fraîchement arrivé sur le site pendant le concert de Ludwig , JoeyStarr retrouve rapidement ses fidèles complices DJ Naughty J, ancien DJ de Suprême NTM, et Tuco Gadamn avec qui il a sorti l'album Caribbean Dandee en 2015. Ensemble, les trois hommes ne tardent d'ailleurs pas à annoncer la couleur : « ceci n'est pas un concert, c'est un sound system ! » martèlent-ils à plusieurs reprises tout au long de la prestation. Le message est clair : inutile d'attendre un simple set des classiques de NTM ou une succession de titres hip-hop interprétés dans leur version originale.

Non, avec ce projet, JoeyStarr revient à ses premières amours, celles des sound systems et de la culture reggae qui ont largement nourri son parcours artistique. Très vite, malgré quelques petits problèmes techniques, les basses envahissent la place du Champ de Mars et le trio embarque le public dans une longue traversée où hip-hop, reggae, dub et bass music s'entremêlent sans véritable frontière. En effet, les morceaux s'enchaînent à une cadence effrénée, parfois pendant quelques dizaines de secondes seulement, avant de laisser place à un nouveau riddim ou à une nouvelle salve de beats. L'expéricen du sound system est totale !

Face à cette avalanche sonore, le public n'a d'ailleurs guère le temps de souffler. JoeyStarr multiplie les interventions, harangue la foule, réclame des mains levées, interdit presque l'usage des téléphones portables et transforme progressivement les Voix Sonneuses en immense dancefloor à ciel ouvert. Tour à tour MC ou DJ, le rappeur impose une présence scénique toujours aussi magnétique, épaulé par un DJ Naughty J impérial derrière les platines et par Tuco Gadamn, qui apporte une belle complémentarité au micro.

Si certains quadragénaires et quinquagénaires présents espéraient probablement entendre davantage de classiques comme « La Fièvre », « Ma Benz » ou « J'appuie sur la gâchette », le trio assume pleinement son parti pris. Ici, il n'est pas question de céder à la nostalgie mais bien de faire vivre une véritable expérience sound system, brute, mouvante et résolument tournée vers le partage de l'instant présent. À ce titre, JoeyStarr n'hésitera pas àvenir au plus près du public pour verser un peu de rhum dans les verres des festivaliers. L'ambiance est survoltée et malgré le côté impro du set, tout coule de source !

En fin de compte, malgré un début de soirée quelque peu perturbé par le retard de l'artiste, le JoeyStarr Live Soldierz Sound System aura parfaitement tenu toutes ses promesses. Plus qu'un concert, JoeyStarr et ses deux acolytes auront proposé une véritable immersion dans la culture sound system au fil d'une prestation intense, parfois chaotique, mais toujours portée par une énergie communicative qui aura permis aux festivaliers de prendre une bonne déferlante de décibels...

Ceci n'était pas un concert mais bien un sound system !

Cartoon Machine

Il est largement passé minuit lorsque Cartoon Machine investit finalement la grande scène des Voix Sonneuses pour refermer cette première journée de festival. Malgré l'heure tardive, le public est encore nombreux devant les barrières, visiblement bien décidé à prolonger la fête jusqu'au bout de la nuit. Il faut dire que le concept proposé par les quatre musiciens a de quoi susciter la curiosité.

Depuis plus de dix ans, Cartoon Machine s'est en effet fait une spécialité de revisiter les musiques de dessins animés, de films d'animation et de quelques grands classiques de la pop culture en leur insufflant une énergie rock particulièrement communicative. Si l'idée n'est évidemment pas inédite - d'autres formations comme Goldarock ou Clémentine et les Derniers Dinosaures s'y sont déjà essayées - le quatuor a le mérite de proposer des arrangements particulièrement soignés qui respectent toujours l'esprit des œuvres originales.

Et dès « Sous l'Océan », la magie opère immédiatement.

Très vite, les premiers rangs se mettent à chanter à l'unisson tandis que les sourires fleurissent un peu partout devant la scène. Impossible de résister à cette avalanche de souvenirs d'enfance qui s'enchaînent sans temps mort : « Être un homme comme vous », le générique des Tortues Ninja, « Ton Meilleur Ami », « Ce Rêve Bleu », « Moi j'ai un rêve » ou encore « Le Bleu Lumière » sont repris en chœur par un public où se mélangent enfants, parents et festivaliers de la première heure.

Mais si le répertoire joue évidemment beaucoup dans la réussite du concert, Cartoon Machine peut surtout compter sur une exécution particulièrement solide. Sur scène, le groupe tourne à plein régime. Les quatre musiciens affichent une belle complicité, les chants sont impeccablement maîtrisés et les arrangements rock, parfois teintés de punk ou de metal, apportent suffisamment de puissance pour redonner une nouvelle jeunesse à ces mélodies que tout le monde connaît. L'ensemble sonne particulièrement carré sans jamais tomber dans la caricature ou la parodie facile. Et ça, ça change tout !

Le groupe alterne d'ailleurs habilement les univers en passant de Disney à Star Wars, sans oublier Beetlejuice, Les Animaniacs, Les Ratz ou encore Robin des Bois. Cette variété entretient constamment la surprise et empêche toute baisse de régime malgré un concert particulièrement généreux.

En définitve, Cartoon Machine aura offert une conclusion idéale à cette première journée des Voix Sonneuses. Grâce à un concept aussi simple qu'efficace, une exécution irréprochable et une énergie communicative de chaque instant, le quatuor aura réussi à faire chanter plusieurs générations autour d'un patrimoine musical que chacun croyait connaître par cœur. Une dernière parenthèse pleine de bonne humeur avant de reprendre des forces... car la deuxième journée du festival promet déjà son lot de belles surprises... et de chaleur !

Setlist :

La Petite Sirène - Sous l'Océan
Le Livre de la Jungle - Être un homme comme vous
Tortues Ninja - Générique
Aladdin- Ton Meilleur Ami
[Interlude] Pirates des Caraïbes
Les Ratz - Générique
Aladdin - Ce Rêve Bleu
Raiponce - Moi j'ai un Rêve
Vaiana - Le Bleu Lumière
Aladdin - Nuit d'Arabie
Le Roi Lion - Soyez Prêtes
[Interlude] Foo Fighters
Beetlejuice - Main Titles
Le Bossu de Notre-Dame - Les Cloches de Notre-Dame
Mulan - Comme un Homme
Aladdin - Prince Ali
Star Wars - Medley
Robin des Bois - Oo-De-Lally-
Solo Drum
Les Animaniacs - Générique
Le Livre de la Jungle - Il en Faut Peu
Le Roi Lion - Je voudrais déjà être Roi
Blanche Neige et les Sept Nains - Heigh-Ho

Crédits photos : Vincent BN. Toute reproduction interdite sans autorisation du photographe



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