Spock’s Beard – X

*La chronique qui suit a été rédigée par notre bon ami Hos, auditeur et lecteur fidèle fan de prog en tout genre*

Depuis le départ de Neal Morse (ex-chanteur, compositeur) à l’issue de l’album Snow en 2002, Spock’s Beard se cherche. La recherche d’un nouveau son et d’une nouvelle approche se sera écrite en quatre chapitres dont l’épilogue se nomme « X » (comme « 10 », puisqu’il s’agit de la 10ème offrande du combo). Le chemin aura été long pour que Spock’s Beard ne soit plus éclipsé par l’ombre d’un génie comme Morse. Il faut quand même avouer que les trois albums qui précèdent ce nouvel opus avaient des qualités évidentes. Malheureusement l’ensemble n’était pas à la hauteur des années Morse.

Ce nouvel album est en partie financé par les fans (le groupe leur en sera reconnaissant dans cet album) et exclusivement distribué par le groupe lui-même (pour l’nstant, aux dernières infos, ils auraient trouvé un label) depuis mai 2010. Les raisons pour lesquelles ils ont quitté Inside Out restent obscures, n’empêche que Les huit compositions de « X » sont denses (près de 80 minutes de musique), progressives, symphoniques et bourrées de mélodies. Et la grande différence avec « Spock’s Beard« , « Octane » et « Feel Euphoria » (les 3 opus précédents) réside dans le fait que la musique composée est désormais parfaitement cohérente et inspirée de bout en bout.

Dès les premières secondes de « Edge of the In-Between », ce sont les grandes heures de Spock’s Beard qui résonnent avec une intro épique et symphonique comme seul le groupe sait en composer. Le son est simplement bluffant de puissance et de maîtrise !

Spock's Beard

Ce CD possède deux morceaux avec plus de seize minutes au compteur et six autres qui tournent autour de huit minutes. Dans les morceaux les plus longs, Spock’s Beard a multiplié les ambiances. « From the Darkness » et « Jaws of Heaven » sont leurs noms. Le plus marquant reste la cohérence quasi parfaite entre les parties. La fin du morceau dernier nommé est relevé d’une montée en puissance symphonique et vocale qui donne à ce titre tous les arguments pour devenir un futur classique du groupe. Un titre comme « The Emperor’s Clothes » (co-écrit par les frères Morse) nous rappelle par ailleurs des mélodies très Beatlesiennes.

Comme indiqué plus haut, Spock’s Beard a pu compter sur ses fans pour supporter la réalisation du disque. Les donateurs qui ont été les plus généreux se voient cités dans la deuxième partie du magnifique titre « Their Names Escape Me ». Dans une ambiance sombre pointe une richesse impressionnante qui prendra toute sa dimension lors de l’énoncé de cette liste de noms qui peut surprendre à la première écoute. Autour de ce concept, se construit une orchestration qui va prendre lentement de la densité, pour enfin atteindre des sommets d’émotion. L’instrumental « Kamikaze » ne représente qu’un intérêt relatif par rapport au reste de l’album.

Il s’agit clairement du meilleur Spock’s Beard de la période post-Neal Morse. Le Spock’s Beard de 2010 est moins original, mais excelle dans les mélodies plus simples et l’écriture vocale. L’équipe Dave Meros (basse) – Alan Morse (guitare, frère de Neil) qui se charge de la quasi-intégralité des compositions est sûrement la révélation de cet album. « X » est une véritable bonne surprise !

Hos

La Grosse Page de Spock’s Beard

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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