Spock’s Beard à  la Scène Bastille de Paris (16.09.2010)

*Live Report rédigé par l’ami Hos, invité au concert pour l’occasion, pour son plus grand plaisir ainsi que le vôtre*

C’est avec impatience et les bouchons que nous arrivons aux abordx de La Scène Bastille, un sandwich et une petite bière au troquet du coin pour patienter. Les portes ne sont pas ouvertes et vu le petit monde qui s’affaire devant l’entrée, je préfère attendre…

Le tour bus avec plaque d’immatriculation allemande est garé juste devant, vu la taille de la rue, il en impose… Je me présente, bien accueilli par un ex-Elianor que je salue ici au passage : « Salut La Grosse Radio, pas de problème votre invite ! » … Je rencontre un responsable du nouveau label de Spock’s Beard (Mascot Records) qui me propose de voir le groupe après le show, sympa…

Spock's Beard

La Scène Bastille est bien accueillante ce soir et c’est avec sérénité que je rentre dans la salle. Un petit tour des lieux, on me fait remarquer que le responsable du site progressia.net est là au fond de la salle, il à interviewé le groupe et en bon spectateur attend le show.

Première impression, nous ne somme pas serrés comme des sardines malgré la petite taille de la salle, et c’est dans une configuration à moitié pleine que la 1ère partie Enochian Theory commence…

Proférant un prog au croisement d’un Opeth, Porcupine Tree et bien d’autres, je ne suis pas conquis. Ils ne sont que trois et cela ce ressent, trop de samples même sur la voix et la guitare ! Bref tout ceci mériterait bien deux zicos supplémentaires, à suivre…

Depuis le départ de Neal Morse ex-chanteur/compositeur à l’issue de l’album Snow, Spock’s Beard se cherche, la salle se remplit et c’est avec impatience que tout ce petit monde se presse devant pour découvrir leur dernier opus X , et c’est par “Edge of the In-Between » (premier  titre de l’album) que s’ouvre le show.

Renouant avec un prog de haute volée comme seul Spock’s Beard peut nous offrir, un courant électrise les lieux. Il n’en reste pas moins, ayant vu ce groupe plusieurs  fois que le chanteur, batteur, guitariste et j’en passe du groupe Nick D’Virgilio semble un peux absent, voire fatigué, il faudra attendre un certain temps avant qu’il ne retrouve son énergie et son fun habituel.

Nullement impressionnés, ils enquillent avec « Kamikaze » – un titre fou qui embarque le public. Le reste du groupe est en grande forme, le claviériste commence à bouillir comme à son habitude, ce type est hallucinant… Montant sur son clavier et autres orgues Hammond, un fou furieux qui donne incontestablement un accent de folie à une musique aussi alambiquée.

Spock's Beard X

Le bassiste Dave Meros est au top de son potentiel et délivre un jeu de basse à en faire pâlir les plus grands. Allan Morse, guitariste et frère du grand Neil Morse, est toujours aussi impressionnant, délivrant un jeu aussi bien acoustique qu’électrique de grande facture et au doigt s’il vous plait !! Maître du feeling sans nul doute…

Parlons un peu du cinquième membre, batteur sur la tournée, car oui il y a deux batteries sur scène et sa dépote ! Petit par la taille mais grand par son jeu, je reste bouche bée devant autant de talent. Ce gars est incroyable, il doit manger, vivre, dormir batterie, tout simplement excellent… et quand Nick D’Virglio s’y met lors d’un drum battle dantesque, on a affaire à un festival : ces deux-là forment une paire démentielle !

Précision : faire un son correct à la Scène Bastille tient souvent du miracle et bien ils l’ont fait ! Tout sonne à merveille après quelques demandes du clavier et du chanteur, remarquable…

Le set défile, avec principalement les titres du dernier album, puis vient justement la pièce maitresse de X : “Jaws of Heaven“. 16:22 sur CD, au moins 20 minutes en live de pur bonheur. Morceau qui touche le public au cœur, le temps s’arrête…

Le concert est pourtant écourté. « June », prévu pour le rappel, ne sera malheureusement pas joué. En terminant sur « Thoughts » et une version anthologique de « The Doorway ». Malgré les conditions parisiennes niveau temps (22h30 on ferme »), ils nous auront fait le plaisir de pousser jusqu’à à 23h, pour au final 2h30 de show. Merci messieurs.

Setlist :

– Edge of the In-Between
– The Emperor’s Clothes
– From the Darkness
– The Quiet House
– The Man Behind the Curtain
– Kamikaze
– Jaws of Heaven
– Drum Battle (Nick D’Virgilio vs. Jimmy Keegan)
– On a Perfect Day
– Surfing Down the Avalanche
– Thoughts
– Keyboard Solo
– The Doorway

Pensant devoir me servir de mon accréditation pour les voir backtage, que nenni, ils sont tous dans la salle à se prêter (et ce avec bonne humeur et classe) aux fans  qui peuvent profiter de leur simplicité et gentillesse, la marque des grands sans nul doute.

Spock's Beard

Il m’en restera cependant un léger goût amer, qu’un si grand groupe soit réduit à jouer dans une si petite salle… mais, pour notre plus grand plaisir, d’avoir le privilège de les voir d’aussi près !

Je remercie encore La Grosse Radio pour ce plaisir et ce privilège.

Hos

Chronique de l’album X par Hos
Site officiel de Spock’s Beard

Spock’s Beard sur La Grosse Radio



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