Paul McCartney au Stade de France (11.06.2015)

Leçon de rock
 

A l’occasion de l’Out There! Tour, l’ex-Beatles Paul McCartney a fait son grand retour sur la scène du Stade de France, qu’il n’avait pas foulée depuis 2004. Au programme : show exécuté avec brio et soin malgré le fait qu’il soit à une semaine de ses 73 ans, presque trois heures de concerts avec quelques nouveautés, mais surtout une ribambelle de classiques imparables qui mettent toute la foule d’accord.
 

Le soleil rayonne encore sur la Plaine Saint-Denis et les spectateurs flânent avant d’être surpris par l’arrivée du fringant Paul McCartney, qui monte sur scène à 21h15. Costumes de scène classes et postures sérieuses des musiciens sont de rigueur pour donner ce qui sera un show des plus grandioses, à la hauteur de cette légende qui se tient derrière sa basse.

La fête démarre d’emblée avec un classique des Beatles, « Eight Days a Week », issu de Beatles for Sale. Et ce n’est que la première des 28 chansons des légendaires Fab Four qui sera interprétée ce soir. Leur riche discographie est passée en revue, de Please Please Me (avec « When I Saw her Standing There ») à Let it Be, avec de nombreux classiques tels que « Back in the U.S.S.R. », « Can’t Buy Me Love » ou encore « Something », dédiée à George Harrisson.

Si ces classiques prennent plus des deux tiers de la setlist, Paul McCartney n’oublie pas d’offrir un aperçu du reste de son œuvre exemplaire. Au-delà de l’indispensable « Live and Let Die », qui permettra au public d’assister à un beau feu d’artifice, est jouée « Here Today », dédiée à son « pote John » ainsi que des nouveautés, comme la bien nommée « New » ou encore « Queenie Eye », issues du nouvel album de l’artiste prolifique.

Et pour représenter dignement une telle productivité, Macca reste sur scène près de trois heures. Et force est de constater que le patron reste increvable. Bien en voix, il se montre à l’aise sur l’ensemble des 44 titres interprétés et reste crédible aussi bien sur les aigus de « Band on the Run » que sur l’émotive « Yesterday », sans oublier de péter le feu en fin de concert sur l’énergique « Helter Skelter ». A presque 73 ans, Paul McCartney reste encore un exemple en termes de forme physique.


Paul McCartney

Le charisme est aussi à l’avenant. Aidé de quelques notes, il ne manque pas de s’adresser en français à la foule, en se fendant de quelques maximes telles que « Paris est magique » ou de diverses présentations de chansons bien exécutées. Cela ne l’empêche pas d’exécuter un gros show au millimètre. Sur une scène qui fait aussi office d’écran où son diffusées diverses images (extraits live des Beatles, apparition de Johnny Depp et Natalie Portman sur « My Valentine »), lui et ses musiciens accomplissent un travail remarquable, que ce soit le groove du batteur Abe Laboriel Jr. ou la versatilité du claviériste Paul Wickens, qui sort même son accordéon sur « We Can Work it out » et « Michelle ». Et comme l’exige les chansons des Beatles, l’ensemble de l’orchestre assure les choeurs avec brio.

Malgré un show irréprochable, on peut s’interroger sur la passivité du public. Peu de réaction sont à remarquer en fosse lors de la première moitié du concert, hormis quelques joyeux spectateurs qui s’amusent à faire la chenille sur « We Can Work it out ». Heureusement, en seconde partie du concert, l’audience se réveille pour chanter à tue-tête les parties fédératrices d' »Ob-La-Di, Ob-La-Da » et « Hey Jude ».

Énergie, puissance et émotion, tout était réuni ce jeudi 11 juin pour que Paul McCartney donne un concert mémorable. Loin d’usurper sa réputation de légende, ce grand chansonnier arrive encore, plus de 50 ans après le premier album des Beatles, à donner une leçon de rock au monde entier.

Setlist :

Eight Days a Week
Save Us
Got to Get You into My Life
Listen to What the Man Said
Temporary Secretary
Let Me Roll It
Foxy Lady Jam [reprise de Jimi Hendrix]
Paperback Writer
My Valentine
Nineteen Hundred and Eighty-Five
The Long and Winding Road
Maybe I’m Amazed
I’m Looking Through You / I’ve just Seen a Face
We Can Work It Out
Another Day
Hope for the Future
And I Love Her
Blackbird
Here Today
New
Queenie Eye
Lady Madonna
All Together Now
Yellow Submarine / Michelle
Lovely Rita
Eleanor Rigby
Being for the Benefit of Mr. Kite!
Something
Ob-La-Di, Ob-La-Da
Band on the Run
Back in the U.S.S.R.
Let It Be
Live and Let Die
Hey Jude

Rappel :

Another Girl
Hi, Hi, Hi
Can’t Buy Me Love
I Saw Her Standing There

Rappel 2 :

Yesterday
Helter Skelter
Golden Slumbers
Carry That Weight
The End 



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