Festival Les Déferlantes 2015 – Day 03

La French Touch des Déferlantes

Déferlantes acte III. La fatigue commence à se faire sentir chez les festivaliers présents depuis le début. Une journée à l’affiche un peu moins alléchante que les deux autres. Après la désormais traditionnelle ascension pour arriver au château que certain jugeront digne d’une étape pyrénéenne du Tour de France, on attendra aujourd’hui les français qui, en l’absence d’une grosse pointure internationale,  vont devoir faire le boulot.

Et sur la scène Pression, la première à ouvrir, les Kinda sont prêts à relever le défi aux alentours de 17h30. De l’énergie, de la patate à revendre, les orange et noir, dress code obligatoire chez les Kinda, ravivent la flamme de ceux qui ont fini avec des « Are You Gonna My Way » de Lenny Kravitz plein la tête. Bien joué les Kinda !

Kinda Déferlantes 2015

Et maintenant, on part vers les grosses scènes où Irma, en toute simplicité, délivre une folk épurée seule avec sa guitare ou accompagnée d’un percussionniste. Une petite reprise des Jackson Five et le single qui l’a fait connaitre « I Know » en fin de set et voila que tout le monde est reparti pour un tour, chaud comme la braise pour attendre… Etienne Daho.

Irma Déferlantes 2015

Et là, et j’ai encore du mal à me l’avouer, j’ai pris du plaisir… Pardonnez-moi ou fustigez-moi mais je suis prêt à maintenir ces propos même sous la torture. Indépendamment du fait que le gars n’ait autorisé quasiment aucun photographe, ce qui a l’habitude de me mettre en rogne, pour qui ils se prennent ces artistes, bordel de merde, c’est pas trois photos qui vont les tuer à moins qu’ils aient vraiment quelques chose à cacher… Quand on voit la simplicité d’un Cali et la complexité d’un Daho, on se pose des questions… Mais malgré tous ces a priori, j’avoue, j’ai apprécié… La honte vis-à-vis de mes potes rockers !!! Et je ne parle pas des punks qui en rigolent encore en me montrant du doigt. Mais ce soir en tout cas, Daho était plus que correct ou, en tout cas, le monde qui était sur scène avec lui pour l’aider à livrer une prestation rock ‘n roll avec des guitares saturées, cisaillant le paysage idyllique argelésien que je vous laisse découvrir en image à la place d’une photo de l’artiste, une fois n’est pas coutume.

Déferlantes Arrivée

Des classiques, « Epaule Tattoo », « Comme Un Boomerang », « Week-end à Rome »… Un espèce de best of du Top 50 années 80 reboosté, réorchestré façon rock ‘n’ roll. Parce que moi, dans mon souvenir, les chansons d’Etienne étaient plutôt mollassonnes et sa voix, j’avais du mal à l’entendre… Mais ce soir, c’était bien, voila c’est dit et je l’assumerai jusqu’au bout…

Suivront les Brigitte, qui ne rechigneront pas à montrer les gambettes aussi bien durant le photocall que pendant le concert. Musicalement, c’est très pop et ce coté me plait. Après, l’incursion dans un univers plus électro, c’est pas mon truc mais la mise en scène est sympathique et le show est bien rodé. Un spectacle de qualité…

Brigitte Photocall Déferlantes 2015

Brigitte Déferlantes 2015

Calogero suivra avec une entrée en matière fracassante et une jolie scène bien aménagée. Le gars se bat comme un beau diable et martèle sa basse. Le public adhère. Moi un peu moins. On verse assez facilement dans le coté variétoche, certes de très bonne qualité mais vraiment pour cette soirée une pointure rock aura fait défaut.

Calogero Déferlantes 2015

23h30, la fatigue aura raison de moi et je reprendrais la descente de Valmy au son de Cat Empire et j’abandonnerai les festivaliers dans les mains de Parov Stelar auquel je ne donnerai pas sa chance. Trop electro pour moi.

« I’ll be back » comme dirait l’autre vendredi prochain pour Santana et Charlie Winston entre autres et surtout pour revenir un dernière fois en 2015 sur ce site magnifique des Déferlantes et pour croiser et saluer les personnes qui ont su faire de ce festival un moment de partage auquel on a envie de participer même un jour comme aujourd’hui ou l’affiche ne correspondait que très peu à mes goûts musicaux. A vendredi prochain !!!

Textes : Eric Jorda
Photos : Eric Jorda et Patrick Quinta



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