Charlie Winston aux Déferlantes (17/07/2015)


Dans le cadre du festival Les Déferlantes à Argelès sur mer. Nous avons eu l’occasion de nous entretenir avec Charlie Winston pendant quelques minutes, le temps de faire un point sur ses goûts musicaux, son dernier album…

La Grosse Radio : Le titre de votre dernier album, Curio City, est un jeu de mots entre curieux et ville. Pour vous, qu’est-ce qui est curieux dans une ville ?

Charlie : Les gens ! Je pense que ce que font les gens dans une ville la rend vivante de manière bien particulière…

La Grosse Radio : Vous vivez à Londres mais vous avez vécu quelques années à Paris. Est-ce que vous considérez Paris comme une ville curieuse ? Et est-ce pour cela que vous en êtes parti ?

Charlie : (rires) Non. En fait la Curio City est une ville en moi. Il s’agit de toute ma vie en tant qu’adulte dans la ville qui a créé mon monde intérieur.

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La Grosse Radio : Est-ce que votre ville intérieure a été inspirée par Paris ou pas ?

Charlie : De Paris, des choses bonnes et mauvaises m’ont inspiré. Mais Paris n’est pas une ville pour moi mais ce fut une bonne expérience.

La Grosse Radio : Pour un musicien, un des aspects les plus plaisants de Paris est le nombre de ses concerts indés qu’on peut voir chaque soir dans des petites salles. Etes-vous allé à certains de ces concerts ? Et est-ce que la musique indépendante française vous a inspiré ?

Charlie : Oui, j’ai passé pas mal de temps dans les bars à écouter des groupes. Dont certains très bons. Mais je dois dire que je ne me souviens pas de noms en particulier…

La Grosse Radio : C’était il y a longtemps en effet. Quels musiciens français vous inspire ?

Charlie : Des musiciens m’inspirent partout dans le monde. Je ne conçois pas la musique en termes de lieux mais en termes d’individualités.

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La Grosse Radio : Vous avez produit Curio City dans votre home studio. Pourquoi avoir fait ce choix ?

Charlie : Par commodité. C’était facile pour moi de descendre au studio et de commencer à enregistrer sans avoir à me soucier d’un agenda à tenir ni d’avoir à attendre qui que ce soit.

La Grosse Radio : Donc, ça s’est passé chaque jour, chaque nuit dans le studio.

Charlie : Oui, c’est ça. J’avais juste un ami qui travaillait avec moi en tant qu’ingénieur du son. Généralement on travaillait de 10 heures à 21 heures. Et ceci pendant un an et demi.

La Grosse Radio : Vous êtes musicien depuis l’enfance. Quelle partie de votre art aimeriez-vous encore améliorer ?

Charlie : La production. Il y a tant de choses qu’on peut améliorer (rires). Mais je vous répondrai mon jeu au piano.

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La Grosse Radio : Y a-t-il un album que vous écoutez tout le temps ?

Charlie : En ce moment, c’est To pimp a butterfly, de Kendrick Lamar, un album remarquable. Et aussi, Carrie & Lowell, le nouvel album de Sufjan Stevens, que j’aime énormément.

La Grosse Radio : Quel groupe Rock aimez-vous en tant que fan ?

Charlie : Les Artic Monkeys, dont le dernier album est superbe.

La Grosse Radio : Et parmi les classiques comme Queen ou Led Zeppelin ?

Charlie : Quasiment tous. C’est tellement vintage mais je n’écoute plus trop. Je l’ai fait mais maintenant je me concentre sur les contemporains.

La Grosse Radio : Vous avez déclaré dans une interview en mars à Avoriaz que le Rock’n Roll est mort. Si le Rock est le fils du Blues, qui est le descendant du Rock aujourd’hui ?

Charlie : Je n’en suis pas très sûr. D’abord, il y a eu la musique indé, puis des groupes new wave comme Bloc Party et Kaiser Chief, ce genre de groupes. Et maintenant, je ne suis pas trop sûr, on arrive à du post-punk. Mais je ne suis pas journalistes (rires). Ce sont eux généralement qui font des catégories ! (rires)

La Grosse Radio : Pour conclure, on peut écouter votre dernier album en entier gratuitement sur votre chaîne Youtube officielle. Que pensez-vous de l’industrie de la musique ?

Charlie : C’est un lieu de désespoir… Vendre des CD est très difficile aujourd’hui. Et donc il y a plus de pression, de demandes, pour jouer en live. C’est le fond du trou comme situation et ce n’est pas près de remonter… C’est une réelle crise structurelle.

La Grosse Radio : Parlez-nous un peu de ce festival, Les Déferlantes, où vous jouez ce soir.

Charlie : J’y ai déjà joué auparavant. C’est un très bel endroit. J’étais excité à l’idée d’y revenir. Il y a énormément de public et qui répond très bien.

La Grosse Radio : Merci Charlie. Bon concert à vous et bonne route.

Interview et photos : Yann Landry
Avec le soutien de Buckaroo66
 



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