Ty Segall – Emotional Mugger

Chers gros auditeurs, on vous l'avait annoncé, on l'attendait avec impatience, je suis aujourd'hui heureux de pouvoir finalement vous présenter le nouvel album tout beau tout chaud de Ty Segall, Emotional Mugger. L'album sortira demain, mais il est déjà en écoute intégrale via le site de streaming NPR MUSIC. Nous voilà donc partis, cliquez sur lecture ci-dessous et laissez-vous porter ! 

Tout d'abord, commençons par un rappel d'usage à l'intention de ceux qui dormaient au fond de la classe pendant qu'on parlait des petits génies du Rock de ces dix dernières années. Ty Segall donc, est un chanteur, guitariste et batteur californien (qui sont ses instruments de prédilection même si le gaillard sait se débrouiller avec pleins d'autres) de 28 ans. Grand fan de rock garage et psychédélique au point qu'on se demande si il n'est pas tombé dedans quand il était petit, ce talentueux américain a surtout fait parler de lui grâce à son inspiration époustouflante. Et ce n'est pas peu dire, puisque Ty Segall nous livre avec Emotional Mugger son 10ème album en 7 ans de carrière ! Un record du genre, qui est encore plus respectable du fait que ses albums, sortis soit en solo (dont il enregistre la plupart des pistes) soit avec un de ses nombreux projets parallèles (The Traditional Fools, Epsilons, Party Fowl, Fuzz...) ont su trouver leur public et s'attirer les grâces de la critique internationale.

Crédits : Denee Petracek


Emotional Mugger est un album solo 11 titres sorti chez Drag City Incorporated, et ne tournons pas autour du pot, c'est un condensé de ce que l'artiste sait faire de mieux. De prime abord d'influence très garage comme Ty Segall nous y a habitué ces dernières années, l'album contient son lot d'ambiance psychédéliques qui pourront paraitres au mieux loufoques au pire bancales aux moins initiés. Néanmoins force est de constater que Ty Segall nous aura régalés tout au long de cet excellent Emotional Mugger.

Le titre Squealer ouvre la danse et installe sans préavis l'ambiance heavy psyché cher au musicien. C'est avec une satisfaction que j'irais jusqu'à appeler du "plaisir" que Ty Segall entame ses premières lignes de chant, comme d'habitude délicieusement aériennes et psychédéliques. Même si ce premier titre se révèle relativement sage par rapport à ce dont on peut avoir l'habitude après les nombreuses sorties du musiciens, les effets guitares laissent espérer/redouter un bordel déglingué pour la suite de l'album. Et c'est effectivement à partir du deuxième titre California Hills que l'on sent monter la sauce psychédélique, avec de fréquentes incursions instrumentales sorties de nulle part et qui viennent contrebalancer l'ambiance majoritairement plus stoner de la composition. Mention spécial d'ailleurs pour le final de ce titre qui doit être absolument monstrueux (dans tous les sens du terme) à voir en Live !

Marque de fabrique de ce qui fait généralement un album réussi (ou tout du moins qui aide beaucoup !), la cohérence entre les titres est parfaitement maîtrisé et permet un rendu global du plus bel effet. Les titres s'enchaînent dans ce qui semble être un concours à celui qui nous pondra l'effet de guitare le plus farfelu ! C'est parfois doux, parfois criard, parfois franchement lourd et d'autres fois carrément planant, chapeau ! L'ambiance faussement "crade" des compositions m'a personnellement conquis sans le moindre mal. Il est facile d'imaginer que derrière cette esthétique le musicien a beaucoup travaillé et réfléchit au rendu qu'il souhaitait donner à sa production finale. Si tous les titres se valent plus ou moins dans ce qu'on peut facilement décréter frôler la perfection pendant 38 minutes de musique, certaines plairont évidement plus que d'autres en fonction de l'affinité de chacun au style (pour ma part ma petite chouchoute sera le titre 6 "Baby Big Man I Want A Mommy").    

Tout au long de l'album, le garage fera de l'oeil au psychédélisme, sans pour autant bannir certaines influences évidentes telles que le stoner ou le bon vieux rock'n roll. C'est sans aucun doute un concentré de musique d'excellente qualité que nous aura livré ici Ty Segall. La première dizaine de créations de l'artiste s'achève donc sur une note qui non content de mettre tout le monde d'accord permet aussi au musicien de revendiquer une fois de plus son talent (si toutefois c'était encore nécessaire après la montagne de bon boulot du bonhomme !). Est-ce que cela veut dire qu'on est en droit d'espérer une seconde dizaine d'albums tout aussi réussis de la part de Ty Segall dans la décennie à venir ? Je l'espère ! Enfin, afin de finir cette chronique en beauté, je vous laisse avec un Live de l'artiste au Pitchfork Music Festival de 2012, enjoy !

 

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NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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