Frank Carter & The Rattlesnakes aux Eurockéennes 2016


Dimanche – 17h30 – Main Stage

C’est au tour de Frank Carter et sa bande d’ouvrir la soirée sur la grande scène des Eurocks pour le dernier jour. Un set un peu plus court que prévu (la faute à un seul album), mais qui a mis tout le monde d’accord en proposant un punk rock déchainé et passionné.

Ce n’est pas la première fois que Frank Carter foule une des scènes des Eurockéennes. La dernière remonte à 2010, où il s’était produit avec son ancien groupe, Gallows (groupe complètement à la rue depuis son départ…). Mais c’était la première fois qu’il jouait sur une si grande scène. Et quel plaisir de pouvoir assister à ça!

C’est donc avec The Rattlesnakes que Frank Carter déboule sur la main stage, vêtu comme à son habitude d’un élégant costume. Le public est peu nombreux devant la scène, mais ça se remplira au fur et à mesure. On se met tout de suite dans le bain avec «Primary Explosive» et dès les premières notes, le ton est donné: les musiciens ne font pas dans la demie-mesure et leur leader est en forme avec son petit micro rouge.

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Pas le temps de niaiser, Frank Carter descend de scène et vient entamer, surélevé par des festivaliers dans la fosse, la bombe «Trouble». Tout le monde se prend au jeu, un vrai bonheur pour le groupe qui remerciera plusieurs fois le public des Eurocks pour l’accueil. Le chanteur terminera le morceau en slamant au milieu de la foule. Et ce n’est que le début. Après avoir balancé «Fangs», Frank demandera de faire «le plus gros circle-pit» du festival pour le titre phare «Juggernaut». Savait-il que Nekfeu jouait juste après lui? C’est fort probable, car voyant certaines personnes plutôt confuses, il descendra encore une fois pour expliquer à tous ce qu’est un vrai circle-pit en rappelant que «Ce n’est pas un wall of death» et ne se privera pas pour pousser lui-même certains spectateurs. Drôle et bizarre, c’est comme ça qu’on pourrait qualifier ce circle-pit, mais le groupe réussira sa mission.

Grosses basses et guitares saturées, chant rauque et émotif, le concert de Frank Carter & The Rattlesnakes aux Eurocks est une véritable claque à chaque morceau joué. L’album Blossum est presque joué en intégralité avec en prime, un tout nouveau titre sorti il y a quelques semaines: «Snake Eyes». Plus tard, c’est au tour du guitariste, Dean Richardson, d’aller prendre un bain de foule, pour la plus grande joie des fans.


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Entre chaque chanson, Frank Carter nous en dit un peu plus sur le thème de chacune d’entre elle. C’est ainsi qu’il dédiera «Beautiful Death» aux gens qui ont perdu quelqu’un d’important dans leur vie ou encore qu’il déclarera son amour à sa femme avec «Jackals». Mais The Rattlesnakes savent aussi faire un gros doigt d’honneur aux terroristes et aux lâches. C’est alors que, remplis de rage et de colère, ils envoient «Paradise» (qu’ils dédicaceront au public français et montreront leur solidarité avec les victimes du Bataclan).

Le public semble réactif à chaque fois que le frontman prend la parole et attentif lorsqu’il chante des ballades. Il n’a pas fallu attendre la fin du set pour voir les premiers pogos se former et voir une poignée de personnes pratiquer le headbang. Avant de jouer l’avant dernière chanson, il prendra d’ailleurs un peu de temps pour remercier les techniciens, les ingénieurs son, la sécurité et les énormes groupes présents cette année. Puis il dédicacera «Devil Inside Me» aux trucs tordus dans sa tête.

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Le show se terminera avec un morceau où tout le monde peut se reconnaitre: dédié aux personnes que l’on déteste le plus, «I Hate You» vient adoucir les moeurs. Evidemment, Frank nous rappellera que oui, nous sommes aussi cette personne pour quelqu’un d’autre.

Niveau son, il est vrai que sur l’ensemble du festival, il n’était pas hyper fort, mais au moins il était bien réglé pour la plupart des groupes. Un bon concert de punk rock fait du bien aux Eurocks 2016, et ce qu’on peut regretter, c’est le manque de groupes de ce style. Heureusement, Frank Carter & The Rattlesnakes ont livré une prestation digne des plus grands et laissent derrière eux un public conquis.

Setlist:
Primary Explosive
Trouble
Fangs
Juggernaut
Jackals
Snake Eyes
Beautiful Death
Paradise
Devil Inside Me
I Hate You

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