Los Chicos – Rockpile of shit

« Older and better » le quatrième titre, ferait une excellente punchline pour décrire ce sixième album de Los Chicos. Outre le fait que le principe du rock-garage, c’est de faire du neuf avec du vieux mais en plus pêchu, cela fait tout de même 15 ans que le combo madrilène défouraille avec une énergie sans faille ! Rafa Suñén au chant lead, Gerardo et Antonio Urchaga aux guitares, Guille Casanova à la basse et Ral García à la batterie ne sont donc pas des perdreaux de l’année. Encore moins des gravures de mode, si l’on en croit le titre de leur quatrième album sorti en 2010 (« We Sound Amazing But We Look Like Shit »). Et d’après Facebook, ils ratissent large ; Pub-rock-punk and country-gospel-punk-soul ! Rien que ça… ça promet !

Et dès le premier titre « Kingdom Of Coolness », le quator tient bel et bien sa promesse avec cette prod’, véritable cross-over entre Dirty Water Records pour les brexitmen et FOLC Records pour l’Espagne… On se croirait plus dans le London de 1977 que dans le Madrid de 2016, parole de vieux punk-rocker ! « Rockanrolla » qui suit, nous ramène au bon temps des 50’s mais revues et corrigées d’une bonne droite dans la banane fadasse de Bill Haley. Avec « I Don’t Wanna Learn Anymore », c’est le côté power-pop de Los Chicos qui s’exprime avec force (ah ça, c’était pas prévu au cahier des charges initial…). « Older and better » convoque une p…. de section de cuivres qui balance grave et voilà pour la touche soul !

Los Chicos

« Responsability Ville » ou « Rockpile of Shit » et son refrain équivoque clamé façon punk, se la jouent rock 50’s dévoyé. Si « Last Day Here » enfonce encore plus profondément le clou dans le postérieur du classic-rock, ces effrontés d’espagnols ne respectent pas davantage la country…  La musique préférée des garçons vachers subit un dynamitage en règle avec « Miami Beach », « Night Ride » ou  encore « Little man ». Et ce n’est pas le come-back des cuivres sur « More Beer » et surtout sur « I Know I Don’t Know » qui calme le jeu… Du rythm’blues endiablé, avec un final digne des Blues Brothers ! Une référence assumée puisque « Toga Land » le dernier titre de l’album rend un hommage explicite à John Belushi.

 

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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