Destruction Unit aux Eurockéennes 2016

Vendredi – 00h00 – Club Loggia

Les Insus viennent de terminer en retard leur concert et la plaine du festival se vide considérablement à cette heure déjà tardive. Peu de monde reste sur la petite scène Club Loggia pour accueillir Destruction Unit, mais les absents ont toujours tort et les spectateurs restants vont recevoir LA claque de ce premier jour de festival par les Américains.

Arrivé sans un mot, le groupe balance d’entrée son rock furieux, porté par une section rythmique déchainée. Dans le public, on lance immédiatement le premier moshpit qui durera pendant toute la prestation. Quatre guitares sont présentes sur scène et au fur et à mesure que l’on découvre l’univers de Destruction Unit, on se rend compte qu’on est loin d’être face à un groupe lambda. Le rock du sextet laisse une large part aux expérimentations et aux structures alambiquées, remarquablement intégrées aux compositions.

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Le chant occasionnel est à peine audible (probablement une volonté du groupe) et chaque guitariste fait son travail que ce soit pour balancer des gros riffs ou des mélodies nuancées, parfois bruitistes. Dommage que le son ne soit pas assez précis pour distinguer toutes les nuances. Il est bien difficile de se concentrer sur un rythme puisque régulièrement de brusque changement s’opèrent et viennent déstabiliser l’écoute.

On aperçoit régulièrement le guitariste à gauche de la scène s’isoler pour jouer des plans assez originaux, avec un gobelet par exemple. Progressif et expérimental tout en restant très rentre-dedans, Destruction Unit aura donc séduit pas mal de monde sans un mot de communication entre les titres. Après une longue outro noise, le groupe nous laisse là pour l’une des plus belles découvertes de cette programmation 2016. 



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