Medi, roi mage du sud

Le 8 décembre, les niçois avaient rendez-vous à la BlackBox pour un concert organisé par Mehdi Parisot (alias Medi tout court), sur le même principe que "Les Rockeurs ont du Coeur" : une entrée offerte contre un cadeau amené. Le but étant de réunir le plus de jouets possibles à apporter aux enfants hospitalisés de Lenval. "Pas de Noël sans jouets !"

La salle était bien rempli, la hotte du père Medi aussi et les concerts de qualité !

Petite interview post-concert de notre tête d'affiche au grand coeur.

LGR : Bravo et merci pour ce beau concert caritatif au profit des enfants hospitalisés à Lenval. Tu nous confiais à la fin du concert que vous étiez habitués, toi et ton frère, à aller dans les hôpitaux en période de fêtes lorsque vous étiez enfants, sur la demande de vos parents, tu peux nous en parler ?

Medi : De beaux souvenirs d’enfance, même si à l’époque, je dois avouer que le gamin de 10 ans à peu près que j’étais ne comprenait pas toujours ce que nous faisait faire nos parents. Aujourd’hui, je sais qu’ils m’ont inculqué des valeurs essentielles, gravées pour toujours. Je leur en suis extrêmement reconnaissant.

Medi, BlackBox, Nice

Il y a peu de temps, tu as aussi organisé une soirée pour les parents des victimes de l'attentat du 14 juillet à Nice. N'est-il pas difficile de jouer dans ce genre de contexte mêlant des sentiments très opposés ?

C’est probablement le concert le plus difficile que j’ai eu à faire, émotionnellement bien sûr, chargé de sens et de responsabilités envers le public. Rappelons-nous qu’aucun concert n’avait été maintenu à l’époque. Mais je suis heureux d’avoir pu réaliser cela avec tous mes partenaires qu’ils soient artistiques, médiatiques ou financiers.

1000 personnes ont répondu présents, je sentais qu’elles avaient besoin, tout comme moi, de réconfort. La musique a des vertus qui se chargent bien de cela. J’espère que les familles des victimes ont été atteintes par les ondes que nous avons déployées du mieux possible ce soir de septembre 2016.

Le 8 décembre à Nice, on a pu entendre certaines de tes précédentes chansons, en anglais toujours, mais aussi quelques nouvelles que tu as écrite en français. Qu'est-ce qui t'a décidé dans ce choix pour ton prochain opus ?

Je ne parle pas de prochain opus encore. J’avance chansons après chansons et me sers des shows pour retrouver les sensations fortes qui me pousseront à compléter un 3eme album. Je crois pouvoir dire qu’un single sortira d’ici le printemps prochain. En français. Cela trône dans ma tête depuis bien longtemps et c’est un réel plaisir de raconter des histoires dans ma langue maternelle, à ma manière et avec mon swing personnel.

Medi, Nice, 2016

En général, qu'est-ce qui vient en premier, le texte, la musique ? Est-ce que le fait d'écrire en français a changé ces habitudes ?

La règle est qu’il n’y pas de règle. Musique. Paroles. Toutes les combinaisons sont possibles. Ce qui change depuis que je chante en français est que je me sens libre de tenter ce que je ressens sans regarder ce qui a été fait ou dit avant moi. Respecter la musique et ses ancêtres, oui. Les aduler au point de ne pas oser chanter haut et fort comme on le ressent, non.

Tu peux nous en dire plus sur l'enregistrement de ces nouveaux titres ?

Je peux te dire que cela se passe à comité très réduit dans des caves, des salons d’appartement, des trains, des avions. Tout sauf dans un studio … Je veux retrouver l’essence des premières démos, celles qui par exemple m’ont amené au succès de chansons comme How Would You Do It.  J’ai 37 ans, nouvellement papa mais j’aime aussi l’ado de 14 ans que je serai éternellement. Et celui-là n’a aucune crainte de l’échec. Alors je fais souvent appel à lui.

Medi

Quels instruments vont se mélanger sur ce projet ?

Tous les instruments de la planète si je pouvais. Mais bien souvent il faut savoir cuisiner avec un peu d’huile, du sel et du poivre. Trop d’assaisonnement rend le plat souvent insipide. C’est pareil pour la musique.

Des invités de prévus ?

Je ne sais pas encore, tout peut se passer. Ce que j’écris en ce moment est très personnel, j’aime fédérer certes, partager avec le monde ce que je fais. Jouer pour et avec les autres. Mais cette fois-ci, je ressens le besoin de prendre mes responsabilités et d’assurer ce que je suis et ce que j’ai été.

Ton frère assurait ta première partie ce jeudi, peux-tu nous parler de Solstones qui propose une bien jolie musique également.

Mes frères Julien et Tim ont du talent et je le sais depuis bien longtemps. Ils m’ont accompagné en tant que musiciens pour beaucoup de concerts. Tim, le plus jeune, s’est récemment mis à écrire des chansons dans son coin. Le grand frère que je suis ne l’a pas laissé garder cela secret trop longtemps et j’ai tout simplement adoré !
Cette première partie était leur premier concert. C’est dire ce qui les attend.

Solstones

Solstones


En effet...
Et justement, tu as créé ton propre label, quels sont les artistes qui t'y rejoignent ?

Dime On Records est un espace de liberté qui me permet de rêver quotidiennement sans me préoccuper des réalités d’une industrie musicale bien triste il faut le dire.

Alors j’ai proposé à David Zincke en premier lieu de faire partie de ce rêve. Nous préparons la sortie de son premier album. Je fais évidemment partie de ce label. D’autres chanteurs et chanteuses tels que Mariana, Marcos Arietta et … Solestones bossent avec Dime On ces jours-ci. Mais la route est longue. Pour eux, pour moi, pour Dime On. Seul le travail paie. Et cela, je l’ai intégré depuis bien longtemps.

David Zincke, Medi

David Zincke


Où pourra-t-on venir t'écouter prochainement ?

Le 14 Janvier à la Black Box. Mariana sera en première partie. Venez nombreux !
Et merci pour cette conversation 🙂

Merci à toi !

Mariana, Medi

Mariana

Crédit photos : Flora Doin

 

Flora Doin



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