E-Grand – Here they come

Qui a dit que la pop à l’ancienne et à ascendance anglo-saxonne – sans électro à outrance donc – avait disparue de nos contrées… A Rennes, les Bumpkind Island distillent leur pop en cinémascope, à Angers sévissent les brillants The Blind Suns et en Rhône Alpes, c’est E-Grand qui porte haut les couleurs du songwriting ! Derrière ce nom aux proportions king size virtuelles, se cache Didier Frahier, ex-Dynamo. Un p’tit frenchie donc, mais grand « connoisseur choice » côté indie pop music et guitariste virtuose autant qu’inspiré.

Les 10 titres de ce second opus de Didier Frahier, après le bien nommé « 1st album » qui date de 2011, ne brillent pas pour leur concision, avouons-le… Le plus long atteint tout de même les 9 minutes au garrot ; mais on pardonne au lyonnais, tant ses mélodies sont une débauche réussie d’harmonies ciselées et ses soli de guitare, sont tout sauf démonstratifs. « Here they come » qui donne son titre à ce premier opus, débute frontal. La batterie attaque à grands coups de cymbale et Neil Young lui-même ne renierait sans doute pas son riff de guitare vindicatif. Que les amateurs de pop se rassurent, le refrain calme le jeu façon britpop. Adepte du grand écart entre l’Atlantique, entre rock et pop, Mister Frahier ? On dirait bien. « She lives on » se situe nettement sur les rivages sonores d’Albion de même que « Sign of love ». Les « Pictures » sur les murs inspirent à E-Grand une ballade aux accents groovy.
 

E-Grand Here they come


Didier Frahier nous entraîne ensuite dans un « Safari » un brin mélancolique, aux nuances folk prononcées, chœurs langoureux à l’appui. « Mémories » et sa ligne de basse hypnotique vous restera longtemps en mémoire. Et répond-t-on à l’appel de « Call of life », le fameux morceau « casse-croûte » de l’album ? Soyons honnêtes ; si et seulement si, on aime s’immerger totalement – voire se noyer – dans un morceau… Mais « United » qui débute en douceur pour  devenir un véritable hymne sur le refrain, réconcilie bien vite avec E-Grand. « A queen of the street » et ses « high solitude lovers » ponctués de sonneries de téléphone aux abonnés absents, est un petit chef-d’oeuvre de lyrisme. Et ce n’est pas une exagération d’écrire que « The keys of life » qui conclue l’album, sonne beau oui, beau comme Bowie.


Tracklist
Here they come
She lives on
Pictures
Safari
A sign of love
Memories
Call of life
United
A queen of the streets
The keys to your life

NOTE DE L'AUTEUR : 7 / 10



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