Biffy Clyro (+ Frank Carter & The Rattlesnakes) au Radiant à  Lyon (31.01.17)

Après un passage au Download Festival de Paris l’été dernier, Biffy Clyro étaient de retour en France pour 3 dates, dont une à l’Olympia, afin de défendre leur dernier album, Ellipsis. Celui-ci ayant été directement classé numéro 1 des ventes au Royaume-Uni, il nous était indispensable d’aller écouter les nouveaux morceaux en live. Retour sur une soirée palpitante.

 


Frank Carter & The Rattlesnakes


Pour cette nouvelle tournée, Biffy Clyro ont décidé de partager la scène avec Frank Carter, qui n’est autre que l’un des meilleurs amis du groupe. Réputé pour être un showman ultra charismatique, il était accompagné de The Rattlesnakes, avec lesquels il a sorti ce mois-ci son second opus, Modern Ruin.

Comme habituellement, le monsieur est habillé d’un joli costume, noir cette fois-ci, et ouvre les hostilités avec «Snake Eyes». Bien que presque méconnu en France, une poignée de personnes, sûrement des fans, se prennent au jeu rapidement et iront même jusqu’à pogoter sur les titres suivant.

Frank Carter, The Rattlesnakes, punk, rock, Florentine Pautet, Lyon

Le son est vraiment très propre, et Dean Richardson (guitare) prend un malin plaisir à jouer et à demander l’attention du public. Avec Modern Ruin, les anglais sont passés d’un punk bien hardcore à une musique plus rock et un peu moins violente. C’est pourquoi «Wild Flowers» fait tout son effet en live, avec un bridge rappelant… Biffy Clyro.

Dès le troisième titre, «Lullaby», Frank Carter se paie le luxe de venir dans la fosse et continuera de chanter debout, en équilibre sur la foule. La présence scénique du petit rouquin est absolument remarquable, et sa complicité avec les serpents à sonnette fait plaisir à voir.

Frank Carter, The Rattlesnakes, punk, rock, Florentine Pautet, Lyon

Notre gentleman est en forme, et ne cache en aucun cas sa joie d’être présent. Il ne manquera pas de remercier la régie, ainsi que les roadies. Un peu bavard sur les bords, il prend un peu de temps avant chaque morceau pour expliquer leur signification, et tout ça avec humour.

Ce court set se terminera par «I Hate You»: «C’est une chanson dédiée à cette personne que vous détestez le plus au monde. Mais n’oubliez pas que vous êtes aussi cette personne pour quelqu’un d’autre». Le groupe demandera à l’audience de chanter le refrain avec eux et laissera derrière lui des lyonnais émerveillés.

Frank Carter, The Rattlesnakes, punk, rock, Florentine Pautet, Lyon

 

Biffy Clyro


Il est 21 heures pétantes lorsque les lumières s’éteignent et que l’on entend une chorale d’enfants, à savoir la mythique «I Cannot Dance O Lord», que le groupe a pris l’habitude d’utiliser en intro avant ses concerts. Simon, James et Ben font leur apparition dans la pénombre, restent immobiles jusqu’à la fin de la bande son et profitent des applaudissements émis par les fans.

«Wolves Of Winter» retentit, suivi de la légendaire «Living Is A Problem Because Everything Dies».  Comme de véritables bêtes de scène, les garçons donnent tout dès le début. Première surprise, notre lead singer porte une chemise, mais il ne lui faudra pas longtemps pour l’enlever et laisser apparaître ses nombreux tatouages.

Biffy Clyro, Lyon, Concert, Rock, Simon Neil, Ben Johnston, James Johnston, Florentine Pautet

Le public est aux aguets, et connaît chaque parole. En parlant de public, on constate qu’il est très hétérogène et que jeunes comme moins jeunes, tous étaient venus applaudir leur groupe préféré. C’est donc devant un large panel de passionnés que Biffy Clyro joueront ce soir, pour le plus grand plaisir de nos oreilles. 

«Sounds Like Balloons» et son refrain évocateur est toujours très efficace, tout comme «Biblical» et ses choeurs addictifs. La seconde surprise survint lorsque les premières notes de«Victory Over The Sun» font écho dans la salle. Trop peu jouée en concert, la chanson est parfaitement interprétée et les riffs superbement bien exécutés.

Biffy Clyro, Lyon, Concert, Rock, Simon Neil, Ben Johnston, James Johnston, Florentine Pautet

On aura droit à beaucoup de titres du dernier album et des 2 précédents, cependant, le groupe a fait un réel effort pour intégrer d’anciens morceaux, à l’instar de «Boom, Blast And Ruin» par exemple. Les classiques «Mountains», «Bubbles» et «That Golden Rule» ont ravi l’audience et ont fait trembler le sol du Radiant.

Les nouveaux morceaux, plus pop que les anciens, collent parfaitement à la setlist: «Friends And Ennemies», «On A Bang», «Herex»… «Flammable», jouée pour la première fois sur cette tournée, est impressionnante et le solo de guitare ne laisse pas indifférent. Avec ses multiples pédales d’effets, Simon nous montre ses talents de frontman et compositeur hors pair. «In The Name Of The Wee Man», titre bonus d’Ellipsis, est juste excellent en live: les parties plus prog, les break explosifs et les refrains teintés de power pop agissent comme une vraie claque.

Biffy Clyro, Lyon, Concert, Rock, Simon Neil, Ben Johnston, James Johnston, Florentine Pautet

Que ce soit Ben à la batterie ou James à la basse, les membres n’oublient jamais de remercier le public à la fin de chaque morceau, et en français s’il vous plait. «Il fait très chaud», ou encore «Des gens ici nous ont déjà vu à Lyon?», le groupe, pas franchement connu pour causer sur scène, laisse place à la musique et à la magie du direct.

Avant le rappel, c’est la populaire «Many Of Horror» qui fait le taf. Puis, on retrouve Simon en solo acoustique pour la magnifique «Folding Stars», chanson dédiée à sa maman décédée il y a quelques années. Le public, par respect, reste silencieux et accompagne le leader par quelques frappements de mains. On notera que les pauses acoustiques sont très appréciables et extrêmement émouvantes. Biffy Clyro sont d’ailleurs l’un des rares groupes à faire le pari des morceaux acoustiques même en festival, pari qu’ils réussissent à chaque fois.

Biffy Clyro, Lyon, Concert, Rock, Simon Neil, Ben Johnston, James Johnston, Florentine Pautet

«Animal Style» et «Stingin’ Belle» viennent terminer un joli set de 24 chansons, et les musiciens nous laisseront sur un «Nous sommes Biffy fucking Clyro et nous venons d’Ecosse. A bientôt Lyon!». Depuis 2013, la dernière fois où ils étaient venus à Lyon, Biffy Clyro n’ont rien perdu de leur énergie et de leur prestance sur scène. Après plus de 15 ans d’existence, les Ecossais nous prouvent qu’ils ne sont pas près de s’arrêter là, et on espère pouvoir les soutenir le plus longtemps possible.

Biffy Clyro, Lyon, Concert, Rock, Simon Neil, Ben Johnston, James Johnston, Florentine Pautet

Setlist:

Wolves of Winter
Living Is a Problem Because Everything Dies
Sounds Like Balloons
Biblical
Victory Over the Sun
Howl
God & Satan
Bubbles
Booooom, Blast & Ruin
Friends and Enemies
Black Chandelier
On a Bang
Re-Arrange
Herex
Mountains
Medicine
Glitter and Trauma
In the Name of the Wee Man
Flammable
That Golden Rule
Many of Horror

Folding Stars
Animal Style
Stingin’ Belle

Crédits photo: Florentine PAUTET

Albums photos complets: 
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Biffy Clyro

 



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