Carousel Vertigo au Dr Feelgood – 1/09/17


La salle du Dr Feelgood, près des Halles, est toujours sympa à faire découvrir. Ses affiches au mur ne retiennent pas tant l'attention que sa forme, coupée en deux parties par trois colonnes qui empêchent pas mal de voir la scène quand on se trouve dans la première partie, et surtout sa hauteur sous plafond, qui n'est pas adaptée aux sauts de joie.

C'est d'ailleurs fréquent que les musiciens se cognent ou heurtent le manche de leur basse au plafond de ce sous-sol ; mais cette disposition loufoque en fait également un lieu chaleureux : que la foule soit clairsemée ou dense, on aura toujours l'impression d'être venus nombreux pour acclamer le spectacle, tout en se sentant dans une ambiance intime, les musiciens au milieu du public, sans plus de démarcation qu'un petit marchepied.
 

Les Carousel Vertigo ont donc investi ce promontoire le vendredi 1er septembre, pour mettre dans l'ambiance de rentrée de vacances en présentant leur futur album, Revenge of Rock and Roll. Chose promise, chose due, nous avons donc eu droit à l'intégralité des morceaux afin d'annoncer officiellement en public la sortie de l'EP le 29 septembre.
 

Rock, Paris, Bandana, Guitares, EP

Coiffé de son inséparable bandana, Jansen, la caution étasunienne du groupe, a présenté le groupe, accompagné ce soir-là d'un claviériste pour assurer quelques mesures au fil de la soirée. Le chanteur Vincent a aussitôt pris le micro pour lancer un « No more hesitating », morceau tout à fait adapté à un démarrage sans tergiversation : un cri, un grattement de guitare, un coup de basse entre les oreilles, on est bons.

Un saxophoniste et un trompettiste ont fait leur entrée pour le morceau phare « Revenge of Rock and Roll », et la scène s'est vraiment montrée trop exiguë. Dans le public, ça dansait énergiquement, oubliant la fraîcheur de la soirée, loin dehors.

 

Rock, Paris, Bandana, Saxo, Trompette, Cave

Les morceaux se sont succédé dans l'ordre de l'album (tant pis pour le suspense), sans pause, même pour « flipper la galette » (sic) en passant à ce qui pourrait s'apparenter à une face B. Un rocker ne s’interrompt pas. Presque pas non plus entre la fin de l'album et des morceaux joués ici pour le plaisir, notamment « Sweet Little Rock 'n Roller », l'incontournable de Chuck Berry, prouvant encore une fois leur maîtrise du genre, et entraînant le public à se trémousser davantage.


Malgré quelques longueurs, les musiciens se sont montré pros. Cette petite scène ne se prête pas aux grandes manifestations spectaculaires, et permet plutôt un ressenti d'être comme à la maison, entre amis et de partager sa chaleur…

Rock, Paris, Bandana, EP, lumières

Photos : Julie Vuitton
 



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