Cayman Kings aux Bars en Trans

Comment vous êtes-vous retrouvés aux Bars en Trans ?

On a joué cette année au Crossroads Festival où on a eu l'occasion de passer du temps avec des gens qu'on côtoyait déjà un peu, et d'autres qu'on a rencontrés. C'est toujours cool de se retrouver entre personnes qui se bougent pour des projets, surtout quand on adhère à leur valeurs et qu'on en devient pour quelques jours un des acteurs. D'autant plus que ça t'amène à recroiser un tas de potes et de chouettes groupes, sans oublier les pros de différents milieux. Une chose en amenant une autre, on est parti avec la B.I.C, La Brigade d’intervention culturelle, pour quatre jours et trois nuits de vadrouille à travers Rennes. Une équipe dans le camion, une autre dans le train, d'autres en voiture... Faut dire que ramener l'équipe, les groupes et leur matos (une partie de notre backline + celui des Lumberjack Feedback + celui de Renoizer), et quelques partenaires, ça fait vite un sacré chantier. Et hop, repérage rapide des alentours et advienne que pourra. On a partagé la scène du 1988 en plus de quelques aventures avec cette troupe.

La prog' des Bars en Trans est bien plus Rock que la sélection des Trans Musicales. Face au déferlement de l'Electro et du Rap, pensez-vous que le Rock est dans une niche aujourd'hui, quasi limité aux caf' conc' ?

Non pour notre part ce n’est pas une niche et reste un style majeur dans le vaste monde de la musique. Mais voilà, ce n’est plus ce que l’on propose aux plus jeunes, ceux qui découvrent la musique par le biais des radios mainstream et de la télévision. L’électro et le rap ont besoin de moins de moyens pour exister et ça arrange tout le monde, surtout les programmateurs. Trimballer un groupe de rock de cinq ou six personnes à loger avec un van blindé de matos à planquer quelque part, c'est une autre histoire, d’autant plus que dans les plus grosses structures, les cachets sont individuels et soumis à réglementation. Les gars au sommet de la chaîne alimentaire musicale ont tout intérêt à ce que la musique non instrumentale soit le style dominant.

Après, attention, certains mecs de l’electro doivent rivaliser d’inventivité pour capter l’attention en live (projection de film en fond, gros effets lumineux), car quand tu n’es pas une star et que tu restes tout seul derrière une table avec ton ordi, vaut mieux pas négliger ta scénographie. Surtout que le public non averti se demande si il ne serait pas mieux dans son canapé à écouter ton truc tranquillement car la différence entre le live et l’enregistrement est ténue au final. Pour en venir aux caf'-conc', la culture des bars évolue dans le même sens que celle des salles : toujours plus de contraintes sonores et législatives pour un étrange mic-mac budgétaire. Face à ça, les assos, les salles, les groupes, tous doivent s'adapter constamment pour trouver des solutions. C'est dingue de voir l'énergie que tout ce monde déploie pour continuer à faire vivre cette culture.
 


Et pourtant les Bars étaient blindés de monde, avec parfois l'impossibilité d'y entrer... Avez-vous pu parler avec le public qui ne vous connaissait pas, avec des pros (journalistes, tourneurs, programmateurs...) ? Que ressortez-vous de votre prestation générale promotionnelle ?

Effectivement, les bars étaient blindés à craquer la plupart du temps. Bon, à 22h, dans un bar qui déborde de gens qui ont commencé à boire des coups la veille ou encore plus tôt, avec un groupe qui envoie à plus de 100db à 2 mètres de la foule, tu te doutes que c'est pas toujours évident de discuter, même si ça se fait. C'est plutôt en dehors des concerts que ça se passe. T'as ton pass pour rentrer dans les bars, quelques tickets boissons pour le week-end, y'a quelques endroits clés où tu croises forcément des gens (l'accueil artiste, le Liberté, les pots, l'after du Papu...), du coup tu te retrouves vite à parler à untel que tu connais ou qui te connaît, et tout s'enchaine très vite. Tu prends rendez-vous à un endroit, tu fais plusieurs haltes sur la route, t’arrive à l'heure que tu peux avec trois destinations supplémentaires sur ton agenda, et tu t'arrêtes quand tu te dis qu'il reste plus que quelques heures avant de se lever. Côté promo, il est encore tôt pour dire ce qu'on tirera des Bars en Trans. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'on a vu ou revu un tas de monde, qu'on a parlé d'un tas de choses, qu'on s'est bien marré et qu'on a envie de remettre ça vite. On en dira certainement plus bientôt.
 

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Pensez-vous pouvoir accéder aux Trans l'an prochain grâce à votre passage aux Bars en Trans ?

On s'est pas posé la question pour être honnêtes. C'est sûr que c'est toujours cool de jouer dans ce genre d’événements. Ça dépend beaucoup de ta renommée en tant qu’artiste, les contacts que tu as, le hasard de s’être fait repérer par la bonne personne et en dernier ton talent. Après réflexion, on adorerait partir en mission pour le rock l’année prochaine, oui.

Avez-vous eu le temps d'aller vous livrer à quelques danses dans le public en regardant d'autres groupes des Bars en Trans ? Si oui, lequels et pourquoi eux ?

On a balancé quelques pas de danse avec les gens de la BIC qui nous faisaient jouer. Plus sérieusement, c'est presque difficile d'aller voir des concerts aux bars. Entre les aléas festifs et les salles remplies, vaut mieux anticiper largement sur le timing prévu. On a réussi à rentrer au Bar'Hic pour voir Cocaine Piss mais c'était pas gagné. Pareil le lendemain pour The Villejuif Underground au Penny Lane. Et autant dire que c'était pas une mince affaire de passer d'un endroit à un autre à l'intérieur et de voir la scène. C'est deux groupes qu'on voulait voir parce qu'on en avait déjà pas mal entendu parler. En plus ça tombait bien, c'est Voulez-Vous Danser qui préparait les deux soirées, l'occasion de voir des gens avec qui on a pu échanger sur les réseaux. On a aussi fait de bonne découverte dans notre scène plus 60’s garage. Un super événement Off organisé par les Bottines et Banana Juice au Melody Maker : on y a découvert The Bad News et The Royal Premiers, il y avait tellement de monde qu’on ne pouvait plus bouger mais c’était génial.

Quelle est votre actu en bref ?

2017 a été très riche en concerts : tournée en Espagne avec No Mondays booking, mini-tours en France, en Allemagne, etc. Second LP en cours de composition, avec en parallèle un clip autoproduit qui devrait annoncer la sortie de l'album pour fin 2018... En attendant, on continue de défendre sur scène le 1er, "Suffering Chelsea Boots", avec une tournée en Italie prévue pour février avec Corner Soul Booking.



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