Fabulous Sheep – Suicide

En attendant la sortie de leur premier album annoncé pour 2018, les Héraultais de Fabulous Sheep ont dévoilé, en guise de célébration de la fin de leur tournée conclue aux prestigieuses Transmusicales de Rennes début décembre dernier, un nouveau clip, celui de « Suicide », nouvel extrait du dit opus à venir.

Censuré avant même le jour de sa sortie par les accros à la morale de chez Youtube, dont ne saurait contester l’indéfectible attachement au respect des bonnes mœurs, c’est chez Viméo que le clip a finalement pu être délivré, au prix d’une belle grosse étiquette [ADULTE] agrafée en travers de la figure. Si la publication de ce titre suit celle de « Wandering Soul« , la vidéo, elle, rappellera plutôt celle de « Athenian Streets », sortie par le groupe deux ans auparavant, et basée en partie sur une compilation d’images d’archives saisissantes. Ici, ces images composent l’intégralité du clip, et le contenu de cette rétrospective laisse logiquement plus de place à l’aspect universel de la thématique du morceau, lorsque la précédente demeurait bien ancrée dans son sujet de la crise grecque. Ici, on propose alors des vidéos historiques à la datation aléatoire, laissant apparaître, coup sur coup des personnages aussi divers que Adolf Hitler, Emmanuel Macron, et Ronald Macdonald – sans évidemment que leur juxtaposition ne soit un fuit du hasard.

FABULOUS SHEEP – « SUICIDE »

« Ni éloge, ni satyre », toutefois, affirme le groupe : de tels rapprochements, pas même le titre funeste de la chanson, ne seraient donc à interpréter comme une mise en garde, ou une quelconque dénonciation. Voyons- y plutôt l’expression d’un constat, froid et inoffensif, dont le sinistre désabusement semblant en être l’origine ne pourra être reproché à ses auteurs puisque ceux-ci auront pris les précautions adéquates en s’auto-chargeant d’avance : « Fabulous Sheep se fait plus nihiliste » , s’inclut donc dans ce constat, démarche consciente et active, ludique et contre-naturelle, comme s’il s’agissait d’une nécessité pour donner à voir le vrai. Les images, orchestrées par Piero Berini, apportent simplement une coloration un peu plus sinistre à ce postulat, tout en rendant justice, au moyen d’une science du rythme efficace, à l’urgence de ce titre punk d’à peine plus de deux minutes où tout s’entrechoque, chant lead et chœurs, batteries frénétiques et claviers psychotiques.

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Crédits photo incrustation : Yoan Boutet
Crédit photo : Julien Pernet 



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