Les Déferlantes d’Argèles sur Mer – Jour 4 (10/07/2012)

- Par Buckaroo 66 -


Argelès-Sur-Mer ! La plage, les vacances, le soleil, les jolies filles… C’est vrai ! Mais, ce n’est pas tout ! Depuis quelques années le festival de musique Les Déferlantes, parrainé par Cali, la pop star catalane, ne cesse de grandir. Grandir oui, mais pas par la fréquentation, le site accueille environ 12000 personnes et il n‘est absolument pas extensible. Le festival grandit par sa qualité ! On est passé à quatre jours complets de festival. La programmation rivalise avec les plus grands. En fait, faire dix festivals la même année ne rime pas à grand-chose tant les « bookeurs » semblent avoir peu d’imagination… Mais là, Argelès se démarque. Une « prog » riche : Sting, Texas, Franz Ferdinand, Noel Gallagher… du très lourd donc, mais aussi la petite particularité… The Specials, seule date hexagonale… Quand on connait le goût des Perpignanais pour le ska revival dans les années 80, c’était forcement un pari à tenter ; une ouverture vers le garage avec le fabuleux Jon Spencer et son Blues Explosion. Les Déferlantes aiment prendre des risques et, pour moi en tout cas, ça paye… A part ces quelques perles, les autres artistes ont fait au moins quatre ou cinq festivals dans notre beau pays durant cette saison estivale.

Donc  pourquoi choisir un festival plutôt qu’un autre ? Bien évidemment, on pourra choisir la proximité géographique. Mais la distance ne freinera que légèrement le gros fan de musique. C’est plus du coté de l’ambiance ou de la qualité du site qu’il faut chercher… Et au niveau du site, Les Déferlantes sont gâtées !!! Une cuvette au pied d’une maison de maître aux airs de château de la  renaissance… La grande classe, non ? Un terrain en pente donc tout le monde voit à peu près correctement : ce n’est le cas quasiment nulle part ailleurs… Un site à taille humaine : un peu plus de 10 000 personnes par soir, ca reste gérable : je me suis toujours demandé ce que pouvaient voir les 20 000 « derniers » arrivée aux Solidays ou aux Eurockéennes. Pour l’anecdote, sur la page d’accueil du site des « Eurocks », les gentils organisateurs vantent les mérites de la boue et le coté rigolo et sympa de la flotte à outrance. Curieusement, aucun témoignage de fan n’est là pour corroborer ces dires. Il est possible qu’ils soient encore être en train de soigner une vilaine pneumonie…
 


déferlantes, argèles sur mer, 2012

Autre chose importante : le ravitaillement !!! Dans un festival, on écoute de la musique certes, mais on discute, on socialise donc on a soif et on a faim. Là encore Argelès tire son épingle du jeu. On retrouve comme dans quelques autres événements de ce type une monnaie propre au festival. Cela demande un peu de temps au départ, mais ensuite on est tranquille ! De plus, à Argelès, on peut acheter la monnaie du festival sur les parkings voitures où une navette fort sympathique (un petit train) s’avère finalement aussi très efficace. Maintenant, qu’on a de l’argent, allons le dépenser ! Là, le plus des Déferlantes, c’est le stand de restauration Terroirs du Sud. C’est quand même cool de pouvoir si on le souhaite manger des trucs autres que l’infâme hot dog mal cuit que tout festivalier qui se respecte a forcement dû subir une fois dans sa vie en jurant que la prochaine fois il amènerait sa bouffe. Mais ce même festivalier aura certainement été pris de court et n’aura pas eu le temps (ou aura eu la flemme) de préparer sa pitance pour le festival suivant.  C’est comme un lendemain matin d’apéro corsé quand on jure de plus toucher une goutte d’alcool…. Jusqu’au prochain apéro. Donc pouvoir manger des produits locaux accompagnés d’une bière locale : la Cap D’Ona, c’est le top !!!

Petite aparté, en tant que photographe, donc VIP, j’ai reçu à Argelès, un des meilleurs accueils possibles dans un festival. Espace VIP très sympa, restauration gratuite et de qualité (merci les restos locaux et le meilleur pâtissier de Perpignan), un espace presse super professionnel avec rencontres et photos des artistes et interviews programmées. Très classe ! Le tout organisé par un personnel des plus sympathiques (merci Thierry et Géraldine) ! Avec tout ça, on appréciera quand même mieux le travail des artistes mais malgré tout ça, je vais m’efforcer de rester objectif dans le reste de la chronique !

déferlantes, skip the use, 2012   dionysos, déferlantes, 2012

Parlons-en un peu de la musique ! Les deux scènes sont disposées idéalement pour que le public puisse avoir une visibilité optimale sur chacune d’entre elles. Pour moi, présent le quatrième jour, tous les artistes ont réussi à proposer quelque chose d’intéressant. Il y en a eu pour tous les gouts. Personnellement, j’ai trouvé que Skip The Use que j’ai découvert live a bien mis le feu. Mathieu Malzieu de Dionysos est définitivement totalement barré ! Son show est bourré d’énergie et d’enthousiasme communicatif ! Ses « I Feel Like Jon Mc Enroe » en début de set sont diablement efficaces. Il court partout, saute dans le public. Une vraie bête de scène ! Puis Jon Spencer a livré un set blues explosif comme il l’annonce dans le nom de son groupe. Ceux qui l’auront découvert ce soir y prêteront je pense une oreille attentive à l’avenir. Même sur une très grande scène, le groupe, qui est plutôt habitué à plus d’intimité, arrive à tirer son épingle du jeu avec Jon en maître de cérémonie qui donne le tempo. Les autres artistes m’ont moins intéressé. Mais c’est là le propre d’un festival. L’éclectisme ! Il faut qu’il y en ait pour tous les gouts. Je suis sur que bon nombre de mes voisins ont été enchantés par la prestation du frangin Gallagher et surtout de sa fin de set avec "Whatever" et "Don’t Look Back I Anger" (avec ses « So Sally Can’t Wait, She Knows It’s Too LAte… » repris en chœur par un public enthousiaste).

 

déferlantes, jon spencer, 2012

De toute façon, il me semble impossible de rester concentré sur la musique pendant toute la durée d’un festival. Pour apprécier les artistes à leurs justes valeurs, il est nécessaire de faire une sélection des groupes pour lesquels on aura une écoute particulièrement attentive. Pendant le set des autres, ceux que l’on n’a pas choisi, c’est là que toute l’infrastructure d’un festival prend son sens. Pour partir comblé d’un festival, il faut que les deux paramètres se combinent. A Argelès, c’est parfaitement le cas. Les Déferlantes 2012, c’est fini  !!! Vive la prochaine édition !!!

 

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