Frank Carter & The Rattlensakes au Marché Gare (Lyon) le 29.03.18

Le Marché Gare affichait complet pour la venue de Frank Carter & The Rattlesnakes en terres rhodaniennes et rares sont ceux qui ont réussi à se trouver une place de dernière minute pour assister à ce show dantesque et bouillant. Frank Carter et ses acolytes ont le chic pour mettre les salles de concerts en ébullition et ce soir n’a pas fait exception. 

Ce sont les jeunots de Woes qui ouvrent la soirée avec leur pop-punk assez énergique malgré quelques petites faiblesses vocales et dans le réglage du son des instruments. Les Anglais reçoivent un bel accueil devant une fosse déjà plutôt bien remplie. L’ambiance est chaleureuse, le public prend du plaisir et même si la musique proposée par le quatuor n’a rien de transcendant, elle fait tout de même son petit effet. 

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Peu après le set de Woes, le changement d’atmosphère est total avec l’arrivée sur scène du combo atypique qu’est Demob Happy. On plonge dans les années 70 aussi bien dans le style vestimentaire que musical avec un rock jonglant entre indie et alternatif. Le set est executé à la perfection et même sans forcément être friand de ce genre de musique on peut totalement se surprendre à passer un excellent moment en regardant les déhanchés de Matthiew Marcantonio (basse, chant). 
 

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Deux styles musicaux totalement opposés se sont donc succédés pour ouvrir les portes aux héros du jour. Une bonne manière de mettre le public dans le bain avant que les tumultueux Frank Carter & The Rattlesnakes entrent sur scène. 

 

FRANK CARTER & THE RATTLESNAKES

Dès l’arrivée de Frank Carter sur les planches, l’ambiance change radicalement, comme si la chaleur montait en flèche, pour laisser place à l’aura incroyable dégagée par le chanteur au charisme inégalable sur la scène rock à l’heure actuelle. Le set débute avec « Trouble », « Fangs » et « Juggernaut », de quoi faire briller à la fois Dean Richardson (guitare) et Gareth Grover (batterie) qui en imposent tout autant que Frank lorsqu’ils sont derrière leurs instruments. Le chant un peu faible sur les premières minutes est vite réglé pour laisser place à un show absolument parfait de A à Z. 
 

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Le groupe enchaîne ce qu’on peut aujourd’hui considérer comme des tubes. Rien n’est laissé au hasard, même pas les discours du chanteur entre les morceaux qui font toujours une bonne petite introduction à ce qui va suivre, que ce soit sérieux ou humoristique, on passe toujours un bon moment en la compagnie de ce combo. Comme à leurs habitudes, Frank et Dean jouent chacun leur tour un morceau debout sur le public qui les tient par les jambes. Frank en profitera même pour s’accrocher à la barre des lumières au milieu de la salle (sur « Fangs » et « Juggernaut »). 
 

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Après les passages de « Jackals » et « Modern Ruin », Dean Richardson s’équipe de l’acoustique et entame « Loss » qui, contre toute attente, ne perd pas de sa fougue même retravaillée de la sorte. Gareth Grover sera lui aussi mis en avant avec l’arrivée de « Snake Eyes » et son solo de batterie en intro. Seul Tom Barclay n’a pas vraiment de moment de gloire solo et même si ses parties de basse apportent une profondeur et une lourdeur considérable à la musique du groupe, nous n’aurions pas été contre une petite démonstration. 

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Frank Carter est un homme à tout faire, il sait alterner entre chanter, faire la sécurité en récupérant lui-même la quasi totalité des slammeurs arrivant sur scène et enfin il sait aussi être l’homme torride de la situation en allant échanger quelques baisers langoureux avec sa conjointe pendant quelques moments creux des chansons. En parlant des crowd surfers, « Modern Ruin » est comme souvent le moment réservé uniquement aux femmes et aucun crowd surf masculin n’est toléré durant ce morceau, Frank l’a bien fait comprendre au petit malin n’ayant pas écouté les consignes. 
 

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Pour terminer le show, le groupe laisse le choix au public entre deux morceaux, « Real Life » et « Primary Explosive ». Bien évidemment les deux sont joués et « Primary Explosive » porte encore une fois bien son nom en live. Le concert se termine sur la désormais mythique « I Hate You » reprise en choeur par le publique qui profite pleinement de ses derniers instants avec le combo de gentlemen anglais, jusqu’à la prochaine fois. 

Setlist :
Trouble
Fangs
Juggernaut
Vampires
Wild Flowers
Jackals
Modern Ruin
Acid Veins
Loss
God Is My Friend
Paradise
Snake Eyes
Devil Inside Me
Lullaby
Real Life
Primary Explosive
I Hate You

Photos : Florentine Pautet 
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