The Hall Effect – The Hall Effect

Je sais pas vous, mais personnellement je n’ai pas le souvenir de beaucoup de groupes colombiens ? The Hall Effect a été formé en 2006 à Bogota, son premier album a reçu d’excellents retours, à tel point qu’ils se retrouvent à faire des premières parties prestigieuses (Aerosmith, Franz Ferdinand, Muse…) et enfoncent logiquement le clou avec leur 2e album éponyme en 2010. Les sud-américains ont effectué la première partie de Wolfmother en Europe avant d’effectuer une autre tournée et ont signé récemment avec le label XIII bis pour être distribués sur le vieux continent, ce qui explique que nous n’ayons accès à ce 2e album que depuis le début de l’été.


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Musicalement, le groupe emprunte des éléments à des formations très variées, d’où une impression de décousu dans les premières écoutes. Le son est là, pas de doute, mais il est un peu étrange de passer d’un rock lourd et moderne (excellente prod’) que n’aurait pas renié Audioslave (Chris Cornell en moins) à un titre beaucoup plus alternatif avec un gros riff bordélique qui lorgne davantage vers Muse. Soyons clairs, The Hall Effect a une personnalité bien à lui et ne peut en aucun cas se résumer à un ersatz des cadors précités. Mais ces références permettent d’illustrer les changements d’ambiance assez radicaux : après une ballade très typique rock alternatif ricain années 90, le rythme disco de « Get on it » appelle à remuer du popotin sans s’arrêter, et surtout sans transition ! Surtout quand « Hold on », qui suit, fait plus penser à U2 qu’autre chose. Allez comprendre…

The Hall Effect (l’album) ne prend pas de gants avec l’auditeur et n’hésite pas à l’emmener dans des contrées très éloignées d’une chanson à l’autre. La diversité a du bon, surtout quand le groupe a un son bien à lui. Le chanteur, sans livrer une performance techniquement impressionnante, n’en possède pas moins l’essentiel, un grain et des intonations bien particulières, clé de voûte d’une identité sonore bien réelle. De plus, l’album ne se résume pas non plus à un simple bordel sans nom et contient quelques titres très accrocheurs qui rentrent dans la tête pour ne plus en sortir, notamment en deuxième partie d’album. Les changements se font moins brusques, et quelques arrangements bien trouvés aident à accrocher à une succession de titres, parmi lesquels « Do me Wrong » et son refrain entêtant, « April » et sa guitare funkisante, le diptyque « King » et « Queen », sans doute une des plus belles réussites. Le deuxième nommé notamment, a un très gros potentiel.
 


 

Ayant pu entendre plusieurs titres qui possèdent une certaine continuité, on accepte bien plus volontiers un nouveau tour de manège en fin d’album, entre délire funky, ballade fort réussie et titre bourrin des familles. Le groupe fait preuve d’une énorme envie de mettre les pieds dans le plat, de faire son truc sans se soucier du qu’en dira-t-on, ce qui est bien là l’essentiel, surtout que le côté surprenant mis à part, vous l’aurez compris, il y a du talent. Sympathique, le groupe a ajouté deux titres bonus chantés en partie en français, et pour une fois on pige ce que le chanteur raconte ! Anecdotique, mais sympathique. The Hall Effect présente donc un potentiel intéressant, en conjuguant un certain classicisme rock avec des influences plus modernes. On n'a pas affaire à l'album de l'année, mais bien à un groupe qui pourrait refaire parler de lui à l'avenir.

Note : 7,5/10

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NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



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