The Faim – State Of Mind

Attendu par les fans depuis un bon bout de temps, le premier album des Australiens The Faim est enfin arrivé. Après quelques EP très bons, prometteurs et plutôt originaux, voici State Of Mind, un véritable opus, qui marque un tournant dans la jeune carrière du groupe. The Faim, c’est avant tout un Rock moderne, qui va droit au but et nous montre que la jeune génération a du talent. Quatre ans de carrière, c’est peu, mais comment le groupe a voulu s’en sortir force le respect : chez eux, à Perth, ils avaient l’habitude de distribuer eux-mêmes des affiches pour promouvoir leurs concerts !

State Of Mind résume bien ces dernières années. On a d’abord le titre «Summer Is A Curse», un vent de fraîcheur sur cette scène rock alternative moderne. La voix de Josh est envoutante, percutante et on se plaît à l’imaginer chanter d’autres styles musicaux. Ce titre d’ailleurs, aux allures de hit de l’été, a été choisi pour illustrer la pub TV de la nouvelle Jeep, rien que ça. Et si le fameux refrain nous colle au cerveau, ce n’est pas sans oublier les autres morceaux de l’album, tout aussi efficaces.
 

the faim, rock, album, state of mind, chronique


On se surprend à essayer de chanter le refrain de «Infamous», émouvant au possible. Pourtant, la base de leur son est simple, mais tellement bien exécutée que ça en devient un plaisir coupable. Que ce soit le premier titre «Tongue Tied» ou encore le second «Humans», on ne cache pas notre plaisir à entendre une production travaillée, qui, avec les arrangements du groupe, arrive à transmettre une atmosphère légère et pop à la fois.

Les musiciens sont également doués dans ce qu’ils font, et cela s’entend sur l’intro de «Beautiful Drama» et «Buying Time». Les guitares, qu’elles soient acoustiques ou électriques, ne manquent pas à leur job. «Words Apart» révèlent quant à elle des influences de groupes comme PVRIS ou Against The Currents. Pour l’instant, on est plutôt conquis par ce que The Faim proposent, pour un tout premier LP, le pari est réussi.

Pour finir, on a là une ballade au piano «Where The Rivers Runs», calme et inspirante. On aurait presque aimé terminer là-dessus, tant on est emporté par ce timbre de voix si unique, mais c’est au final le titre éponyme, «State Of Mind» qui fait office d’au revoir. Le tout donne un ensemble rythmé, pertinent, avec des touches de jeunesse, en restant fidèle à ce qu’est le rock : l’authenticité. 

Sortie le 13 septembre 2019 chez BMG.
 

NOTE DE L'AUTEUR : 8 / 10



Partagez cet article sur vos réseaux sociaux :

Ces artistes en relation peuvent aussi vous intéresser...

Advertisements