The Brutalists – The Brutalists

On n’avait rien vu venir ! Après avoir quitté il y a des années leurs groupes respectifs, à savoir The Quireboys et L.A. Guns, voilà que les vieux briscards Nigel Mogg (le neveu de Phil Mogg d’UFO) et Mick Cripps vont créer un projet commun : The Brutalists. Derrière ce nom de groupe intrigant, le duo a décidé de (re)mettre au goût du jour toutes leurs influences musicales au travers d’un premier album haut en couleur sorti chez Cleopatra Records en 2018 et ô combien recommandable. Il faut dire que Nigel et Mick ont une expérience à toute épreuve et un sens inné de la mélodie et des compositions qui tapent là où ça fait mal. Avec ce premier disque en forme de carte visite de luxe, The Brutalists ont frappé à la grande porte du rock n’ roll et force est de constater que le groupe ne comptait pas rester sur le palier…

Avec un sacré background taillé dans les riffs assassins de L.A. Guns et des mélodies rock’n’roll de The Quireboys, on pouvait s’attendre à des sonorités accrocheuses issues des deux groupes. Or, Nigel Mogg et Mick Cripps se sont affranchis de leur passé pour présenter des morceaux résolument originaux et pour tout dire, bien ficelés. En effet, armé d’une farouche volonté de proposer des titres personnels qui empruntent aux influences de chacun (David Bowie, Dr Feelgood, The Clash, …), le duo distille un rock’n’roll plutôt costaud qui fait taper irrémédiablement du pied (« Enough of Me », « Form & Function »). On sent que les capitaines du bateau maîtrisent leur sujet jusqu’au bout des ongles tant et si bien que chaque composition coule de source (« I Don’t Belive a Word », « You Got It »…). Et même s’il est clair que le but de The Brutalists n’est pas d’inventer la poudre, force est de constater qu’ils savent la faire parler ! Ainsi, les constructions des morceaux sont d’une redoutable efficacité et les riffs plutôt bien pensés (« Form & Function » est à tomber parterre).

The Brutalists

De son côté, l’excellent Nigel Mogg excelle dans son « nouveau » rôle de chanteur (il est bassiste à la base) et délivre un chant assez classique mais incisif. En effet, loin du lyrisme de bon nombre de ses contemporains, le vocaliste se cantonne alors à des lignes de chant efficaces (« Jungle Nasty », « Nutter »)… et on ne s’en plaint toujours pas ! Derrière, la machine The Brutalists tourne à plein régime, notamment grâce à une section rythmique en acier trempé composée du batteur Charlie Nice et du bassiste Robert Cripps (le frère de Mick) qui a aussi tenu la quatre-corde dans l’excellent groupe Demolition Gore Galore dans les années 1980. Le second guitariste Kent Holmes, plus discret que l’immense Mick Cripps possède lui aussi un sacré jeu et ne manque pas de placer ici et là de bons gimmicks qui rentrent dans le cervelet (« Enough of Me », « Drinking Alone »).

Bref, en l’espace d’un peu moins d’une heure, The Brutalists s’en donne à cœur-joie au travers de compositions de bonne facture. Mine de rien, cet album nous fait découvrir les personnalités de Nigel et Mick via le prisme de vision de leurs influences musicales… et il faut bien avouer que ces vieux roublard ont bon goût !
Bien évidemment, même si ce premier album se place déjà au-dessus du panier, on sent que The Brutalists est encore en pleine évolution et que le meilleur reste à venir…

Sorti le 31 août 2018 chez Cleopatra Records



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