Le Big Very Best Of Rock 2020 de La Grosse Radio Rock

L'année 2020 n'aura épargné personne. Le secteur musical a pris un grand coup, le plus funeste de son histoire. Mais les musiciens n'ont rien lâché, les albums sont sortis, parfois reportés mais faute d'avoir pu faire le show, ils ont abreuvé nos sillons. Pour cette année spéciale, nous avons remisé nos traditionnels Top 5 pour une présentation par ordre alphabétique que nous vous proposons de découvrir. Il y en a pour tous les goûts, il y a des vieilles stars, il y des jeunes pousses, il y a aussi surtout pas mal d'indés. Force et courage pour 2021... 

Voici les 60 artistes ou groupes de l'année pour la rédaction Rock de La Grosse Radio :

AC/DC, Alex Henry Foster, Alexa MeloAnimal Triste, Apple Jelly, Artus, Back From The Canigo,  Bad Chili and the Crabbs, Ben Poole, Biffy Clyro, Blackbird Hill, BRKN LOVE, Bruce Springsteen, Carpenter Brut, CathedraleCelkilt, CEYLON, Crack Cloud, Crippled Black Phoenix, Dätcha Mandala, Deep PurpleDerek Sherinian, Destination Lonely, Distant Dream, Enter Shikari, Fife Augury, FishFontaines DC, Girl BandGreen Day, Hayley WilliamsHMLTDHowling Giant & Sergeant ThunderhoofLili Refrain, Long Distance CallingLouis Lingg & The Bombs, Machine Gun Kelly, Me and That Man, Neal MorseThe Night Flight Orchestra, Olivier Popincourt, Pearl Jam, ProtomartyrPure Reason Revolution, Romain Humeau, Speed Rock Machine, The BelmondosThe Black Leaders, The Budos Band, The Flower Kings, The In-Fuzzed, The Killers, The Pineapple, Thief The Tangent, The White BuffaloThurston Moore, Twin Atlantic, Tyler Bryant & The Shakedown, Wobbler, Working Men’s Club.

 

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MALLIS
Président de La Grosse Radio, programmateur Rock

 

Apple Jelly -  Die, Motherfucker ! Die !!!

Découvert en 2007 (13 ans déjà !) avec le single "Radio" et redécouvert avec cet excellent album, très dansant véritablement rock et saupoudré d'électro au service de mélodies bien souvent imparables et addictives.

BRKN LOVE - BRKN Love

Premier album et belle réussite pour ce groupe de rock alternatif canadien. Gros riffs et grosse prod pour des titres puissants, bien calibrés. Un album tué dans l'œuf lors du premier confinement de l'hiver dernier et qui vient de ressortir en version deluxe avec quatre titres bonus, en prime.

Alex Henry Foster - Windows In The Sky

Ils nous viennent du Canada avec un album qui nous plonge profondément dans un univers shoegaze et hypnotique à la prod impeccable. En raison du confinement et à l'occasion de la sortie de cet album, le groupe a diffusé un concert depuis une église, en vrai direct avec une qualité tout simplement bluffante à tous points de vue.

Alexa Melo - Demoïtis

Autrice, compositrice et interprète multi-instrumentiste, l'Américaine Alexa Melo nous livre là un second album très abouti, barré et explicit lyrics qu'elle a concocté en solo avec un résultat plutôt bluffant. 

Ben Poole - Anytime You Need Me

Blues rock bien groovy par Ben Poole, guitariste from UK déjà salué par ses pairs. Un disque happy et donc nécessaire actuellement, comme son titre l'indique.


YANN LANDRY
Rédacteur en chef Rock

 

Animal Triste - Animal Triste

40 ans de rock sombre et froid résumés en 8 titres. Et pourtant, ce n'est pas la mélancolie qui règne sur ce magnifique album sorti en cette fin d'année, et il en est pour moi un parfait condensé.

Blackbird Hill - Razzle Dazzle

Le duo bordelais a sorti un puissant album tout en émotion trois semaines avant le premier confinement... Impossible pour eux de le défendre sur scène, il n'en est pas pour autant mort né, mais bien ancré dans nos coeurs, en attendant de pouvoir vibrer avec eux dans une salle de concert.

Romain Humeau - Echos

Pour moi le maître des mélodies en France, le généreux Romain Humeau se glisse 4 fois en 5 ans dans mes tops avec 3 albums en solo et 1 album d'Eiffel. Merci Captain Rom !  

Alexa Melo - Demoïtis

La grosse découverte de 2020, et ce n'est que le début, car le véritable album à venir Red Noise sortira lorsque le covid le permettra. En attendant jettez-vous sur Demoïtis, le DIY en solo d'Alexa Melo.

Pearl Jam - Gigaton 

Qu'attendre d'un groupe qui est déjà au Rock & Roll Hall of Fame ? Tout simplement qu'il produise son meilleur album en 15 ans. Une surprenante réussite servie majestueusement par la magnifique voix d'Eddie Vedder.

Plus mentions spéciales pour Idles - Ultra Mono, Songhoy Blues - Optimisme, Bafang - Elektrik Makossa.

Et c’est l’Australienne Georgia Knight qui aura été mon artiste de l’année sans même avoir sorti d'album mais juste un single à écouter en boucle, "Let's Have It Out". A découvrir, vibrante et émouvante sur son soundcloud perso.

Mentions aux groupes Madrugada et Khruangbin, dont j’ai énormément écouté leurs rassurantes discographies cette année. 


DAVY SANNA
Rédacteur en chef adjoint

 

Cathedrale – Houses Are Built The Same 

Cathedrale réalise un album monolythique, applique plus ou moins la même recette sur chacun des morceaux, et pourtant on ne s’ennuie pas un seul instant, on s’attache à chacun des titres et on relance Houses Are Built The Same toutes les semaines depuis le mois de mars.

Crack Cloud – Pain Olympics 

Crack Cloud inaugure sa discographie avec un condensé d’influences ultra-riche, servi par une composition bien travaillée : post-punk, électro toujours, mais hip-hop également, balancés en vrac avec un beau sens de la marge. L’album n’a pour seul défaut que d’être un peu court. 

Fontaines DC – A Hero’s Death 

Les Irlandais prennent les attentes populaires à contre-pied : plutôt que de surenchérir sur l’ambiance obscuro-punkoïde qui a fait le succès de ses concerts, ils choisissent l’accalmie, et produisent un album aéré, raffiné, ô combien charmant ! 

HMLTD – West Of Eden

Une cohérence esthétique très affirmée se dégage de cet album, ce qui est incompréhensible quand on sait que les titres sont sortis les uns après les autres sur 3 ans, et quand on se rend compte du large panel de sonorités qu’il présente : post-punk, surf music western, électro, glam, pop moderne… Et des tubes tordus dans chaque catégorie. 

Working Men’s Club – Working Men’s Club 

Les égouts londoniens débordent à nouveau sur la chaussée ! Chaque année émerge un nouveau rejeton radioactif de cette scène intarissable, cette année, c’est Working Men’s Club, qui nous montre comment on danse dans les catacombes britanniques.  

Ce top annuel est constitué à 80 % de premiers albums, oh, le beau message d’espoir que voilà !

Mention Spécial : Castle Face Records, bien actif cette année grâce aux insatiables Osees qui ont encore changé de nom, mais également Population II qui avec son premier album avait sa place dans le top 6.

EP très fréquentables : Al-Qasar – Miraj, Aborted Tortoise – Scale Model Subsistence Vendor, Bad Pelicans – Underground, David Shaw and the Beat – Love Songs with a Kick vol.1 


PALEM
 

Carpenter Brut - Blood Machines OST

Si le projet de Franck Hueso est déjà une gigantesque BO eighties (mais il serait injuste de le résumer à cela), le challenge de composer pour le moyen-métrage des réals fadas connus sous l'unique nom de Seth Ickerman est relevé haut la main. Facile ? Pas si évident : Carpenter Brut se plie aussi bien à la création de thèmes efficaces qu'à la compo de courtes pastilles ambiantes, dans une merveilleuse économie des effets et des mélodies.  

Girl Band - Live at Vicar Street

Exercice réussi que celui du live enregistré pour Girl Band, quatuor irlandais inclassable qui a le sens de conjuguer démarche noise hostile et tubes catchy. Tout le disque se tient, la prestation est aussi honnête qu'ébourriffante. 

Louis Lingg & The Bombs - Live at L'AJB

La tribu de l'infatigable Josh a profité du stop général pour lâcher un album live jouissif, qui frôle l'auto-bootleg à prise de son sauvage sans jamais approcher l'amateurisme pour autant. S'il y a bien des militants du rock en France, ils s'appellent Louis Lingg et savent bombarder les oreilles avec leur punk joyeux et anar tout en étant, dans ce top, l'illustration parfaite de la résistance à la morosité et aux restrictions.

Thurston Moore - By The Fire

Double album dense et à la fois condensé du guitariste, dont la carrière solo est devenue complètement autonome de son passé de pionnier de l'art-rock chez Sonic Youth. Séquences expérimentales et chansons dans l'esprit de son génialissime The Best Day se passent le relais dans une impression de maîtrise et de sagesse mystique. Un disque dont je n'ai pas encore percé tous les secrets ni senti tout l'impact.

Protomartyr - Ultimate Success Today

Une découverte inattendue - après des années à voir passer le nom ici et là. Les quatre de Detroit confirment leur statut de darons d'un post-punk actuel qui emprunte sa nonchalance vocale à Nick Cave et à Einsturzende Neubauten sur fond de transe hypnotique rock. Le titre "June 21" mérite particulièrement votre temps 


THE KEYBOARD WIZARD

 

Fife Augury - The Shape of a Tree

La bonne surprise de cette fin d'année. Malgré une production qui dessert un peu l'album, mais qu'on attribuera à quelques erreurs de jeunesse, ce premier album en auto-production est l'occasion pour le duo de montrer de quoi ils sont capables : entre singles prog efficaces, ballades atmosphériques et morceaux de bravoure qui tirent vers le metal. Fife Augury est un groupe qui mérite un deuxième album avec plus de moyens.

Neal Morse - Sola Gratia

On ne présente plus Neal Morse et ses innombrables albums avec ses compères Mike Portnoy et Randy George. Certes l'album ne sortira pas du lot mais comme toujours chez Neal Morse, c'est bien fait, c'est agréable à écouter et quelques morceaux sont novateurs dans cette discographie bien remplie.

Pure Reason Revolution - Eupnea

On n'y croyait plus et pourtant 2020 les a fait ressurgir. Un format un peu court car après tant d'attente, on aurait voulu plus. Espérons que ce nouvel opus leur redonnera envie de continuer l'aventure. Pure Reason Revolution arrive à faire du prog’ facile d'accès mais quand même digne d'intérêt. 

Derek Sherinian - The Phoenix

Le titre de l'album le prouve, Derek renaît de ses cendres avec un album taillé pour les guitares. Plusieurs styles, une virtuosité que l'on connaît bien mais avec une technique au service de l'émotion contrairement à tant de guitaristes qui préfèrent faire du shred pour faire du shred. Très bien produit, on reconnaît instantanément la patte fusion de Derek sans pour autant avoir une impression de déjà-vu.

The Tangent - Auto Reconnaissance

Comment est-il possible, après tant d'années et d'albums, de sortir encore un ovni ? Toujours aussi bien produit, des compositions qui alternent entre complexité et accessibilité. Un album qui sera peut-être difficile à appréhender au départ mais sur lequel on revient petit à petit tant il est fourni et profond.


THOMAS N.

 

Alexa Melo - Démoïtis

La Grosse Radio a été le premier média en France à parler de cette jeune artiste californienne. Son album Demoïtis tient entièrement d'elle puisqu'elle occupe les rôles de compositrice, musicienne, réalisatrice, productrice à la fois, une œuvre 100% d'Alexa Melo pour un beau rendu et une très belle surprise.

Lili Refrain - ULU - EP

Format atypique pour cet EP, ULU, une seule chanson de 22 minutes de long qui nous entraîne dans un maelström psychédélique de ritualités. Ce mono titre est constitué d’un fort bel assemblage de thèmes ou l’utilisation de percussions et de synthés enrichit un microcosme musical qui monte en puissance une ambiance ésotérique et chamanique

Speed Rock Machine - EP

Du rock et de la déconne, du rock comme on en fait plus beaucoup. Des sensations, des boissons houblonnées dans la glacière sans compter la tronçonneuse sur scène et les solos qui décapent, ou comment garder l'esprit initial des aînés entre Trust et AC/DC.

The Black Leaders - Soulmate

L'album, le quatrième de la formation, qui aurait dû leur ouvrir les portes de toutes les salles de concert et des festoch's avant que 2020 ne parte en vrille. Quelle déception pour les bretons alors que Soulmate est excellent et que les Black Leaders méritent beaucoup plus d'attention vu la qualité de leur travail.

The Budos Band - Long in the Tooth

Découverte de ce groupe pour moi (eh oui) qui est un collectif de musiciens new yorkais, 9 au total avec parfois des invités, et qui officie depuis une vingtaine d'années déjà. Leur sixième album Long in The Tooth, instrumental prenant, envoûtant, c'est du bonheur puissance 10.

CLIP :
Apple Jelly - "Die Motherfucker Die !!!"

Ne perdez pas de temps, allez vite voir ce clip qui a été sélectionné par le Festival Berlin Music Video Awards aux côtés de The Chemical Brothers ou Thom Yorke. Une bombe. 


WATCHMAKER

 

Distant Dream - Point of View

Une fois n'est pas coutume, c'est un one-man band polonais qui a sû attirer notre attention avec sa musique instrumentale, au carrefour du metal, du rock progressif et du post-rock. Un album lumineux qui a le don de nous faire oublier la morosité ambiante de cette année. 

The Flower Kings - Islands

En digne héritier de Yes, Roine Stolt, le Suédois le plus occupé du prog, a bien évidemment mis à profit le temps du confinement pour nous proposer rien de moins qu'un excellent double album. 

Long Distance Calling - How Do We Want To Live?

Si la question se pose effectivement en 2020, année où la remise en question de nos modes de vie semble nécessaire, Long Distance Calling en profite également pour varier ses inspirations musicales. Teinté de SF et à l'ambiance retro-futuriste, ce nouvel album des Allemands est une bouffée d'air frais dans le paysage prog/post-rock. 

Neal Morse - Sola Gratia

Certes, Neal Morse a parfois tendance à se répéter au fil de sa carrière. Mais lorsqu'il s'agit de donner suite à l'excellent Sola Scriptura (2007), le compositeur retrouve l'inspiration. Certes, la prise de risque n'est pas forcément présente et les gimmicks de composition sonnent de manière familière aux oreilles des amateurs de l'artiste américain, mais le plaisir est toujours présent.

The Pineapple Thief - Versions of the Truth

Mélodies subtiles et accrocheuses caractérisent ce nouvel essai réussi de The Pineapple Thief. Bruce Soord devient peu à peu un songwritter incontournable du paysage progressif britannique, rappelant parfois Steven Wilson, tout en sachant se démarquer de son inspiration principale. 


FLORENTINE PAUTET

 

Biffy Clyro - A Celebration Of Endings

Un des albums les plus réussis du groupe écossais, un mix de toute leur discographie réunie. C’est rock, c’est varié, il y a des bons riffs comme on les aime. L’année 2020 est presque sauvée ! 

Tyler Bryant & The Shakedown - Pressure

Presque rien à redire de cet album résolument rock. Ça bouge, ça groove, les solos sont absolument exquis. 

Enter Shikari - Nothing Is True And Everything Is Possible

Une pépite d’inventivité, les anglais prouvent encore une fois qu’ils sont capables de se réinventer à chaque album. C’est à la fois punk dans l’esprit et rock dans les arrangements. Il y a même un morceau de musique classique. C’est dire. 

Machine Gun Kelly - Tickets to my downfall

Je pensais que le pop punk était passé de mode, mais ce disque produit par le batteur de Blink-182 (Travis Barker) est incroyable et fait renaître le genre. 

Twin Atlantic - POWER

Excellent album des originaires de Glasgow, il y a beaucoup de synthés à côté des guitares, c’est sympa.



LE MAD
 

Bad Chili and the Crabbs - Bad chili & and the Crabbs

Du garage épicé façon sixties servi chaud devant par des vieux briscards de la scène tourangelle, avec une giclée d’énergie punk millésimée 77 et une grosse dose de power pop.

CEYLON - Où ça en est

Fruit de la rencontre explosive entre la voix unique de Louise Holt et la guitare de Tristan Chevalier, entre transe contemplative et rock psyché. Six titres magiques, tellement riches et protéiformes, que l'on se félicite de leurs formats si longs et si bons…

Romain Humeau - Echos

Avec ce quatrième album solo, le leader d'Eiffel creuse son sillon pop. Moins rageux sans doute que lors de ses escarmouches avec son groupe, mais toujours aussi pointu musicalement et cinglant contre les dérives de notre merveilleux monde libéral.

Olivier Popincourt - A Deep Sense Of happiness

Le "french gentleman pop from Paname City" est de retour ! Toujours disciple authentique de Paul Weller, il tire dans son second LP, son "madhatter" à d'autres figures majeures du "classic rock" sauce pop sixties, des Who en passant par Pink Floyd ou Procol Harum.

The Belmondos – Memory Lane

Les fils putatifs et parisiens de Bébel sont de retour avec ce troisième album plutôt destiné à nos potos fans de rock sixties briton. Du velours anglais version p’tit Jésus en culottes !


ERIC JORDA

 

AC/DC - Power Up

AC/DC revient ! La sphère rock énervée est en émoi. Alors que les photos des membres d’AC/DC devant les studios d’enregistrement émaillent la toile, les commentaires vont bon train (Rock ‘n’ Roll Train évidemment). Et les dernières semaines, un coup d’accélérateur ! Des posters sur l’ancienne école d’Angus, des fuites sur les sites de fans et enfin un teaser officiel. Le phénix AC/DC renait de ses cendres… 

Back From the Canigo : Compilation

Cette compilation sous-titrée "Garage Punks Vs Freakbeat Mods – Perpignan 1989-1999" rend hommage aux groupes catalans pratiquant ces styles musicaux si pointus durant ladite période. "Au pied d’un Mont Canigó déjanté" précise fort opportunément le dossier de presse. 

Destination Lonely - Nervous Breakdown

Les Destination Lonely nous proposent donc ici un album tantôt garage, tantôt punk mâtiné de notes sixties psyché. On est à fond dans le sujet qu’on aime, tout est bien maitrisé.

Bruce Springsteen - Letter To You

Vingtième album studio officiel pour Bruce "The Boss" Springsteen qui vient tout juste de fêter le 23 septembre 2020 ses 71 printemps. Et cette fois-ci, on nous propose neuf nouvelles compos agrémentées de trois titres écrits dans les seventies. Le Boss est de retour aux affaires avec ce nouvel opus intitulé Letter You You.

The In-Fuzzed - In-Fuzzed

Dans In-Fuzzed, il y a « in » bien sûr mais il y a surtout « fuzz »... Du garage tendance punk, y’en a ! Un coté sixties psyché, y en a aussi ! Et puis une bonne dose de fraicheur et d’envie ! Voilà le cocktail que les In-Fuzzed nous invitent à partager en ce mois de décembre 2020 pour botter le cul à une année culturelle très compliquée. Alors posons le vinyle sur la platine, et laissons opérer la magie…

Et juste deux concerts :

THE FEEDBACK / THE LIKYDS (SOIREE BACK FROM THE CANIGO LIVE) :
Il a bien longtemps que la Catalogne nord est une place forte de la scène garage punk et mod en France. Le double LP, récemment chroniqué par Le Mad dans les colonnes de La Grosse Radio en est un parfait témoignage. Les activistes de ces scènes ont mis ce soir les petits plats dans les grands et ont ramené à l’affiche du Mediator, magnifique salle de concert de la capitale du Roussillon, deux formations ayant défrayé la chronique au milieu des années 90.

THE COURETTES (LIVE) :
16 mars 2020. Deux jours avant le drame et la mise en berne de la majorité des activités culturelles, les Courettes ont enflammé le Supersonic à Paris. Mon dernier concert à ce jour avec du public… C’était il y a neuf mois… 


SANA BSH

 

Biffy Clyro - A Celebration Of Endings

Onze morceaux accrocheurs pour ce nouvel album des Biffy Clyro !  

Me and That Man - New Man, New Songs, Same Shit, Vol. 1

Un 10/10 pour cette production plus qu’excellente que nous a offert Nergal. Un chef-d'œuvre dynamique et diversifié où l’on retrouve de nombreuses collaborations aussi intéressantes l’une que l’autre. C’est le genre d’album qu’il est facile d’écouter en boucle sans jamais se lasser ! 

The Killers – Imploding The Mirage

Premier album du combo sans la présence de Dave Keuning. La production est tout de même très efficace et l’on a hâte d’avoir la possibilité de voir le groupe le défendre en live.

The White Buffalo - On The Widow's Walk

Une voix grave puissante et sans artifices accompagnée d’une instrumentale rock country ? Que demander de plus. 

Hayley Williams – Petals For Armor

Premier album solo de la jeune femme qui a été fort attendu et absolument pas décevant. Elle y dévoile beaucoup de choses à propos de ses forces comme de ses faiblesses. Mais surtout elle y dévoile un monde musical complètement différent de ce dont on avait l’habitude de l’entendre faire. Excellent opus. 

Bonus :

Butch McKoy - The Sick Rose

Bonne découverte 2020 côté folk/blues. The Sick Rose est un album sans artifices et profond.



AUDE
 

Artus - Cerc

Exigeante et improbable, la musique de la formation gasconne déstabilise et envoûte. Au croisement de la musique traditionnelle, du rock, de l'electro, voire du metal, il faut un sacré talent pour rendre ça cohérent.

Celkilt - The Next One Down

Le groupe de folk punk à la Flogging Molly (pour qui il a ouvert) mais bien français poursuit son bonhomme de chemin avec ce nouvel album qui trouve une fois de plus l'équilibre idéal entre énergie rock et celte.

Crippled Black Phoenix - Ellengaest

Post-rock, rock expérimental, dark rock ? Un mélange de styles, une myriade de chanteurs invités, pour un album d'une grande diversité et qui pourtant se tient de bout en bout, avec un certain sens du grandiose et une maîtrise indubitable.

Green Day - Father Of All Motherfuckers

Le trio californien fait n'importe quoi, empile les expérimentations sonores de façon plus ou moins aléatoire, et pourtant ça marche et c'est particulièrement délectable.

Howling Giant & Sergeant Thunderhoof Turned to Stone Chapter II

Quel split ! Combat autant qu'alliance, en deux longues pistes de vingt minutes complémentaires et homogènes, l'album embarque l'auditeur dans un voyage épique.

Bonus : 

Animal Triste - Animal Triste

La surprise de cette fin d'année. La sincérité, l’énergie de ce premier album éponyme en font un disque marquant, à la beauté froide mais chaleureuse, à la mélancolie rageuse. Hors du temps et pourtant terriblement physique

Toybloid - Modern Love

Guitares saturées en avant, énergie Rrriot girls, ce nouvel opus est une déflagration dans la scène musicale française

Top Concerts

Nanowar Of Steel (+ Redemption) à Petit Bain - Paris (18.02.20) :
Les Italiens mettent le feu à chaque concert avec leur metal parodique mais pas si basique
Sum 41 (+ Zebrahead) au Zénith de Paris (17.01.20) : Valeur sûre en concert, public en folie, les nouvelles chansons fonctionnent aussi bien que les classiques

Gloryhammer (+ Nekrogoblikon + Wind Rose) au Trabendo (28.01.20) :
Début difficile puis montée en puissance, et vrai effort de narration tout au long du concert

TOP EP :

Arcana 13 :
Un univers sombre, gothique, lourd, mélancolique, à la lenteur hypnotique, avec en bonus une (très bonne) reprise de Maiden !

RedLight :
Un EP qui respire la désillusion, le regret d’une époque où tout était possible, poignant et fort, qui continue de nous hanter.

Refused - The Malignant Fire :
Les musiciens ne tiennent toujours pas en place, et nous non plus en écoutant cet EP 



FELIX DARRICAU

 

Dätcha Mandala - Hara

Deuxième album pour les Bordelais, et cette formule suintant le blues rock des 70's est toujours aussi agréable ! Aussi bon soit ce Hara, ça reste malgré tout en concert que Dätcha Mandala a le plus d'arguments à défendre. On attend donc fébrilement la reprise des concerts, pouvoir faire corps avec la musique et sentir le groove des titres.

Deep Purple - Whoosh!

Il devait sortir et être copieusement défendu en concerts et en festivals. C'était sans compter sur 2020.
Le dernier album du violet profond n'a finalement, comme la quasi totalité de ses contemporains, pas eu droit aux honneurs de la scène. En reste un album intéressant, qui remonte nettement la barre après Infinite sans atteindre les sommets passés. Rendez-vous en 2021 ?

Fish - Weltschmerz

Fish a choisi de la jouer perso pour son ultime offrande, Weltschmerz. Dans les thèmes, très introspectifs voire intimistes jusque dans la forme, avec cet album financé sur les fonds propres du chanteur, autoproduit et dont même la promo est "fait maison"! Résultat, une œuvre touchante, en point final à une carrière solo entamée il y a plus de trente ans, au départ de Marillion. Avec quand-même de bien beaux morceaux pour les fans de rock prog.

The Night Flight Orchestra - Aeromantic + concert bonus à la Machine du Moulin Rouge [08/03]

Toujours aussi kitsch et efficaces, les suédois ont offert en début d'année un nouvel album addictif, quoique peut-être un tantinet moins too much que ne l'était Sometimes The World Ain't Enough.
Coup de chance, l'avion du kitsch a pu se poser en terre parisienne juste avant cette satanée pandémie. On y était pour danser et admirer les costumes et la magnifique cape dorée, et c'était bien !

Wobbler - Dwellers Of The Deep

2020 n'a pas bonne presse, alors les norvégiens de Wobbler nous proposent un voyage dans le temps. Marty, direction les 70's ! La paternité avec Yes est évidente, mais le groupe ne se contente pas de réciter une formule toute faite, non. Ce cinquième album a des arguments pour bien figurer dans les tops prog de l'année. Notamment un titre final épique d'un niveau !

 




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