10 grosses questions à  Orpheum Black


Sequel(s), premier album des orléannais de Orpheum Black, est aujourd’hui dans les bacs. Plus qu’un album d’ailleurs, c’est un un véritable voyage qui est proposé, au gré des 9 titres rock, entre rage et nonchalence, entre puissance et poésie. Qui de mieux que eux-même pour nous en parler ?

Album Concept, Sequel(s), Nouvel album, Rock, 2021

Comment présenter Orpheum Black?

Greg : Orpheum Black est avant tout la matérialisation d’une belle histoire d’amitié. Le groupe est né en 2019, d’une envie de Mélodie, Romain et moi de remonter un projet qui trancherait avec nos précédentes formations. Paskal et Gauthier nous ont vite rejoint dans l’aventure et nous avons construit quelque chose de plus ambiant, axé sur un duo vocal, dans lequel on pourrait laisser place à une musique plus en lien avec les émotions. Nous avons sorti un premier EP en février 2020, et les répercussions de la pandémie nous ont amené à travailler différemment. Cela nous a permis de créer notre premier album Sequel(s), et de lui donner vie à travers une série de vidéos disponibles sur Youtube.

C’est toujours difficile de décrire un album. Vous diriez quoi pour parler de Sequel(s)?

Mélo : C’est un premier album, et comme tout premier album, on y a mis beaucoup de nous. C’est un peu un concept-album, parce qu’on a pris le parti d’y raconter une seule et même histoire, qui nous permettrait de développer davantage ‘’l’univers” que l’on a commencé à créer au début du projet. La musique, les textes, l’image aussi, tout est lié !

Romain : Ce qui est intéressant dans ce disque, c’est qu’on y trouve une musique qui n’est pas très compliquée mais qui est portée par de nombreux arrangements apportant de la complexité et du détails aux morceaux. C’est quelque chose qui me tient particulièrement à cœur. C’est important pour moi de trouver du plaisir et découvrir à chaque écoute de nouvelles choses.

Greg : Moins de technique, plus d’émotions !

Cet album est une véritable histoire, un cheminement. Comment est née l’idée, et que voulez-vous dire?

Mélo : Sequel(s), c’est la suite de notre premier EP. On s’est attachés à raconter une histoire, avec un même fil rouge, sur 9 chapitres qui composent l’album. C’est un concept qui nous semblait évident après avoir appelé l’EP Act I. On y reprend des questionnements universels, ceux d’un humain qui part seul à l’aventure, chercher des réponses, et qui reviendra transformé. Ce qui nous a plu, c’est de créer des ponts entre les morceaux, par le texte ou les gimmicks, de glisser des indices… Il y a aussi tout un aspect psychologique que nous avons abordé dans les clips. En fait, cet album, c’est comme la BO de la fiction qu’on raconte depuis le début du projet, la saison 2 en l’occurrence ! (rires)

Monter un groupe et s’arrêter en plein démarrage à cause d’une pandémie, c’est un début pour le moins compliqué. Comment avez-vous traversé la période, et qu’est-ce qui vous a fait tenir ?

Romain: Effectivement, nous avons sorti notre premier EP Act 1. 1 mois avant le début du premier confinement. Nous avions pas mal de dates et plein d’envie de défendre notre musique sur scène. Malheureusement la vie en a fait autrement. Cependant nous n’avons pas pris ça comme une fatalité et nous étions motivé à continuer à créer. Les conditions n’étaient pas simples mais nous avons réussi à trouver une méthode nous permettant de travailler même à distance entre visio et échange de maquette.

Greg : Nous avons su mettre à contribution tout ce temps dont nous disposions pour mettre en forme nos idées. Nous avons la chance d’être tous plus ou moins équipés de matériel ce qui nous a permis de nous enregistrer et de continuer à créer.

Romain : Temps mis à disposition pour développer davantage notre univers et avoir un certain recul sur notre musique avant de l’enregistrer . Certains morceaux de l’album sont ainsi nés exclusivement lors de sessions de travail “numérique”. Je pense notamment à « Together Together & Alone », « Seized by Depth » ou encore « Alive ». L’envie d’avancer et de croire en de jours meilleurs nous a permis de tenir et d’être aujourd’hui très fiers de ce que nous avons à proposer.

Greg : Et puisqu’avec le report de la sortie, nous étions très en avance, nous nous sommes acharnés à trouver des moyens de faire adhérer à notre univers, de donner encore plus de sens à nos textes et de rester actifs, notamment par l’intermédiaire de courts-métrages. En toute humilité, ce fut un sacré tour de force, je me demande encore comment nous avons réussi à mobiliser autant d’énergie pour aboutir tous ces projets en cette période qui ne fut simple pour personne. Un truc appelé “passion” peut-être ?

Album Concept, Sequel(s), Nouvel album, Rock, 2021

Comment fonctionnez-vous lors des sessions de compositions, qui donne les idées principales, qui fait office de médiateur ?

Greg : La plupart du temps, Romain ou moi mettons à plat nos idées sur des maquettes propres, mais simplifiées, juste pour donner le ton et l’ambiance. Celles-ci sont partagées avec le reste du groupe qui approuve ou pas, puis, nous mettons en commun lors des moments de répétitions et chacun appose sa patte. Cette méthode tend à être modifiée puisqu’en l’occurrence, Mélodie a aussi apporté une composition sur cet album et Gauthier propose également des idées personnelles. Cela permet d’avoir un point de départ différent.
L’écriture des textes se fait sur un temps en parallèle où Mélodie et moi nous voyons à part pour travailler le thème et les harmonies

Romain: Je suis le médiateur (rires)

Y a-t-il un vers ou une phrase dans les paroles de vos chansons qui est particulièrement important pour vous?

Greg : “Beyond the darkest time shines a land of brightness, like never before”, une sorte de lumière au bout du tunnel. Je crois que ça résume assez bien l’état d’esprit dans lequel nous étions pendant la composition de cet album, en pleine “fin du monde”.

Quelle a été votre première idole musicale et pourquoi ?

Greg : James Hetfield de Metallica. Il avait une prestance que j’admirais tout particulièrement lorsque j’étais plus jeune, un vrai showman. Ma première “vraie” guitare était d’ailleurs une Gibson Explorer, la marque de fabrique de Papa Het’ ! Aujourd’hui, je n’ai plus vraiment “d’idoles” à proprement parler, je trouve du bon dans beaucoup d’artistes et cela évolue en fonction de l’humeur et de ce que j’ai envie de trouver.

Melo : Comme beaucoup de petites filles de ma génération : Celine Dion je crois… (rires) Mais, c’est grâce à ses albums que j’ai découvert ma voix, et le goût de l’interprétation.

Romain : Angus Young d’AC/DC. Le jour où on m’a offert le Live at Donigton et que j’ai vu ce petit bonhomme électriser des centaines de milliers de personnes, j’ai su ce que je voulais faire plus tard : jouer de la guitare ! Et aujourd’hui c’est même devenu mon métier.

Avec quels groupes / artistes rêveriez-vous de tourner ou de composer un album en commun ?

Romain : J’aimerais beaucoup partir en tournée ou composer avec Steven Wilson. Je trouve que c’est un musicien hyper créatif (en plus d’être un super ingénieur son) qui n’a pas peur de faire ce qu’il veut quitte à décontenancer ses fans. C’est une démarche que j’aime beaucoup. Je peux vite m’ennuyer et j’aime les gens qui prennent des risques.

Greg : Je suis un ÉNORME fan de Chino Moreno, la voix de Deftones. J’y trouve une sensibilité qui me touche ! Mais comme j’ai dit, cela peut changer d’ici quelques temps !

Melo : On aimerait beaucoup collaborer avec d’autres musiciens sur le prochain album, violonistes, violoncellistes, ramener la puissance des cordes sur certains morceaux. Mais mon guilty pleasure serait de partager la scène avec Lizzy Hale du groupe Halestorm, j’ai beaucoup d’admiration pour les voix rock féminines !

Quel est le premier album que vous avez acheté avec votre propre argent? Quel est le dernier album que vous ayez acheté?

Greg : Fallen de Evanescence en 2003. Le dernier album que j’ai acheté est Ohms, de Deftones (évidemment !)

Romain : Début des années 2000, le remaster digipack de Back in Black suivi de toute la collection ! Le dernier album que j’ai acheté est la réédition du live Octane Twisted de Porcupine Tree, une tuerie.

Comment convaincre quelqu’un d’écouter votre album le plus rapidement possible, comme les 140 signes de Twitter ?

Mélo : A apprécier dans l’ordre, afin de cerner au mieux l’univers. Ambiances, nuances, sensibilité et duo vocal sont les maîtres-mots, aucun détail n’a été omis !

Toute l’actualité de Orpheum Black sur leur site, ici.
Nouvel album Sequel(s), disponible le 24 septembre.



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